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17/09/2017

L’EVERGREEN : la course de l’extrême et Week-End gastronomique

posté à 19h27 dans "Résultats"

L’EVERGREEN, offre des parcours de Natation, vélo et course à pied naturellement enchanteurs dans un environnement montagnard avec une bonne dose de difficultés, ce que j’affectionne particulièrement. C'est une course hyper exigeante lorsque les conditions sont bonnes, alors sous une météo hivernale cela devient dantesque !!! (Ayant fait le 226 l’année précédente je m’attendais en m’engageant sur le Half à moins souffrir et en profiter un max avec mes deux compères : Philippe et Olivier).
Nous sommes parti Jeudi soir de la Défense tous les 3 après le travail en ayant chargé les vélos la veille dans la voiture de Philippe (un grand merci à Philippe qui a été notre logisticien, nous fournissant : logement, transport et les bonnes adresses à Chamonix pour se casser le ventre).
Première épreuve pour moi a été de rallier St. Leu – la Défense en transport en commun…
La veille de course (Vendredi) : gros petit déj, retraits des dossards, enchainé du briefing course obligatoire qui annonce la couleur > partir bien équiper montagne car le jour de course c’est : pluie, vent, froid, neige … du bonheur, heureusement que les potes sont là sinon c’était retour maison direct. Après notre repas diététique (bière, charcuterie, fromage, pâtisserie), nous sommes allés déposer nos vélos aux camions qui les achemineront au départ natation à Morzine, (chaque vélo dans un carton, à charger ensuite dans un semi-remorque (allez voir les photos c’est rigolo). Un peu de shoping (achat de battons qui s’avèreront très utile), préparation des affaires, dîner (les gnocchis pesto maison qui déchirent) et c’est déjà l’heure d’aller au dodo car la nuit va être courte : réveil à 3h30 !!! aie, aie, aie…

Réveil à 3h30 !!! La nuit a été courte mais bonne pour nous 3, grignotage du classique gâteaux sport préparé par notre grand chef Phil et direction le bus pour 1 heure de route direction Morzine rejoindre nos bikes et le lac de Montriond. Nous débarquons de nuit et quelques goûtes se font sentir : c’est clair on va s’en prendre une en vélo, prions que nous ayons le temps de passer la première descente qui nous avait été annoncé très dangereuse… quelque selfie plus tard nous sommes partis enfiler les combis et déposer nos sacs transitions swim/bike .
Trop frileux : je suis resté sur la berge jusqu’au dernier moment, j’ai eu du mal à y aller ! pourtant 16° j’ai déjà fait bien pire, mais comme il n’y avait pas foule : pas besoin de se placer (nous étions à peine 150 au départ). La nage c’est passée sans encombre, j’ai juste eu les doigts et pieds anesthésiés (heureuse que 2 Km cette année).
Je suis sorti de l’eau complètement frigorifié, conservant même la combi jusqu’à la mini tente de transition qui était bondée de monde (les mauvais nageurs du full partis 1h avant), c’est extrêmement difficile d’ôter sa combi et d’enfiler chaussettes, maillot, veste, gants… debout quand on grelotte.
Allez c’est parti pour la partie de manivelle : on va tenter de se réchauffer avec l’ascension du col de la Joux Plane (700D+ sur 10km), que j’ai grimpé en moulinant, doublant beaucoup de concurrents du 226. Au sommet brouillard et pluie, le décor était planté : très dommage pour la vue et les virages en épingle dans la descente, l’unique objectif fut de rester sur les 2 roues. Le milieu de parcours était moins fun car pratiquement 15 km de plat avec vent et pluie omnniprésent, moi qui attendais une bonne grimpette pour me réchauffer, il aura fallu patienter jusqu’au 70ième km pour retrouver du dénivelé. Les derniers km dont la traversé des Houches furent terribles : c’était le déluge, la route était inondée, avec de la circulation, des travaux… Grand hâte d’en finir.
Arrivé au parc vélo l’arbitre m’a fait me déchausser et de finir en chaussette (habituellement je fais ça en courant mais là : je n’avais pas anticipé et surtout pas envie de cavaler dans les flaques d’eau). En posant le vélo j’ai vu qu’à la grosse une dizaine été déjà là : ce qui m’a donné une petite indication sur ma position, m’incitant à pas trainer à la transition pour me mettre en mode Trailer.
C’est parti pour affronter du fort dénivelé !!! à peine le temps d’avaler une barre céréale made in Chamonix (qui sont succulentes)que je dois sortir les battons pour venir en aide aux mollets (pratiquement 1000m D+ en 6Km : c’est raide et ça glisse). Pendant la montée nous étions abrité du vent, je ne me rendais pas compte de ce qui m’attendais en haut. Rapidement 2 concurrents en relais m'ont doublé, j’en ai profité pour discuter un peu car depuis le départ vélo j’ai pas vu grand monde. Fin de la montée au Plan de l’Aiguille à plus de 2300m je fus accueillis par de la neige fondue qui tombait à l’horizontale : ça pique la face et j’aurais bien échanger mes petites mitaines trempées contre des moufles, car je sentais plus le bout de mes doigts. La mauvaise surprise : il fallait pas prendre directement le chemin en balcon mais continuer à montrer pour pointer, c’est dans le brouillard que j’ai rejoint un coureur au ravitaillement et que j’ai appris que j’étais 5ième . Wouah !!! ça change un peu la donne ! j’y avais prévu de me revêtir bas et haut de vêtements anti pluie mais finalement j’ai décidé de pas trainer pour prendre de l’avance sur ce gars et d’aller chercher le 3ième qui n’était pas très loin. J’ai donc enquillé la descente frigorifié mais heureux 4ième , malheureusement pas pour longtemps car il m’a rapidement repris sur le passage en balcon, étant beaucoup plus agilement que moi sur les grandes dalles très glissantes, très dangereux d’ailleurs ce passage et encore j’ai eu la chance de passer avant que ça soit recouvert de neige (pour Olivier ce fut plus compliqué : chapeau mec). Le brouillard, les glissades, ont rendu l’évolution hasardeuse et périlleuse au point d’aller voir le sol de plus près (tout ça pour éviter une marre d’eau, j’aurai pu me faire très mal mais anesthésié par le froid j’ai rien senti, plus tard sous la douche ça piquait bien). L’ultime descente fut interminable pour mes cuisses : le chemin devenu ruisseau était jonché de cailloux et racines, je n’avais pas fait attention mais un gars était sur mes talons ! le bougre m’a déposé à 2 Km de l’arrivée profitant du plat pour relancer et moi à fond à 5min/km j’ai en vain essayé de rester au contact espérant le voir craquer. Une petite erreur de parcours juste avant d’entrer sur le stade pour le tour de piste finale a anéanti tout espoir de re-passer 5,,, 6ième en 8h05'c’est pas mal quand même.
Il pleuvait tellement que malheureusement l’accueil fut réduit à quelque valeureux bénévoles et le speaker, dommage également pour la photo finish avec le Mont blanc qui était dans les nuages… La douche bouillante dont j’avais t’en rêvé ne s’est pas fait attendre (super l’accès aux vestiaires des hockeyeurs), j’y ai enfin retrouvé sensation aux doigts et pieds.
En sortant des vestiaires j’ai aperçu Olivier qui en terminait (il a fait une super course : 20ième en 8h52', à 50min de moi, pas entrainé)…. Il m’a bluffé, énorme ce Oliv !!! quelques minutes plus tard j’ai reçu un texto de Philippe qui m’annonçait être stoppé au télécabine, car la T° avait chuté à -3° avec la neige, le pauvre a dû patienter tuant le temps en nous envoyant selfie sur selfie après avoir passé 1/2h dans les toilettes pour se réchauffer les mains au séchoir. Malheureusement il a dû descendre avec la benne car la course a été neutralisé : la sécurité avant tout !!! (Une pensée aux braves bénévoles qui ont passé plus de temps que nous dans ces conditions). Notre Philippe fut rapidement de retour et bien vaillant : il aurait été au bout sans souci, dommage. Nous récupérons toutes nos affaires ainsi que nos vélos rapidement car une bonne et énorme raclette nous attendait (et les Leffe).
Le lendemain un peu courbaturé nous avons refait du shoping car c’était la grande braderie de Chamonix, re-excellent repas avant de prendre la route rompu et bien fatigué mais avec Oliv en co-pilote aucun risque de somnoler…
Nous avons pris rdv l’année prochaine avec le soleil pour profiter des paysages…

J'étais arrivé prêt physiquement et mentalement mais certainement un peu trop maigre pour affronter la pluie et le froid qui se sont intensifié tout le long des parcours. Cela a été une lutte constante contre l'hypothermie...
Jérôme

 

l'album photos


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