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31/08/2017

IRONMAN de Vichy : le récit de Thibault

posté à 17h47

Merci Thibault pour ce récit et un grand bravo , rdv en 2018 .

Voici le CR de mon 1er IRONMAN, vous m’excuserez pour la longueur ;)

Arrivée à Vichy assez tôt dans la semaine, histoire de m’isoler et de me concentrer sur le dimanche. J’arrive mardi et m’acclimate très bien à la chaleur (climat que j’affectionne particulièrement) qui sera présente pour la course sans douter ! Je vois la ville se transformer à l’approche de l’IRONMAN, le village se monter… l’ambiance grimpe ! Retrait des dossards jeudi avec Maxence et Gaétan qui font le half à tout juste 20 ans (respect les champions).
Ayant plusieurs half à mon actif, je prépare tranquillement mes sacs de transition sans trop de pression, j’ai seulement du mal à dormir les jours précédant la course (chaleur + appréhension) et me sens assez fatigué. Mais l’adrénaline compensera !

J-1 : Samedi matin réveil à 4h30 sans le vouloir, je vais voir les deux artistes à l’œuvre sur le half avec Laura comme fervente supportrice ! Il fait chaud, je me cale 4 litres dans le sac et c’est parti pour soutenir les champions. Course tout en maîtrise et au courage pour Gaétan qui nous fera un joli sourire juste avant de perdre sa selle le con… ;) Ils représentent à merveille le VMT et me mettent un sacré challenge pour être à la hauteur désormais ! Je suis chaud bouillant, l’ambiance monte d’un cran, ainsi que la peur du lendemain…

Jour J : réveil à 4h30, les gestes sont répétés, j’arrive sur le parc pour regonfler mes pneus, poser mes bidons etc… Assez surprenant, je n’ai pas tellement d’appréhension au moment de sauter dans l’eau (j’aime nager sans combi avec les 25,7 degrés de l’eau). Bip bip bip, rolling start c’est parti ! Je plonge avec l’envie d’en découdre, mais je ne m’excite pas car la journée va être longue… Je pose ma nage tranquillement et sors au 1er tour en 31’, assez étonné de mon temps ! Je pars pour le 2ème avec un super plongeon superman dans la même optique, et je sors finalement en 1h03, très satisfait de ce chrono sans forcer un seul instant. Ça part bien !
Transition expresse pour enfourcher le vélo et c’est parti. Tout va nickel, je me sens bien, j’appuie comme il faut, m’alimente bien (sûrement trop) jusqu’à la fin du 1er tour que je boucle à plus de 34 de moyenne : top ! Arrivent les problèmes, impossible d’avaler du solide, j’ai énormément la gerbe, je me mets à tourner au coca/eau… Aïe. Entre le 110 et le 140, je lutte pour ne pas m’arrêter tellement je me sens mal. Arrivé au ravito du 140, je prends le temps de m’arrêter, m’hydrate énormément, me vide 2 bidons sur la tête, et je repars plutôt bien, même si la moyenne a baissé. Toujours impossible de manger, j’ai trop peur que l’envie de vomir reprenne.
J’arrive au 160 où je savais que Gaétan, Maxence et Laura m’attendaient : je m’arrête tellement ça me fait du bien de les voir pour leur faire un câlin car je commence à faiblir… Sur les 20 derniers km je me sens faible et je m’énerve de ne pas avoir pu manger, alors je freine et appuie moins sur les pédales. Finalement je pose le vélo en 5h19, plus de 33 de moyenne, assez satisfait de ce chrono malgré les sensations en demi-teinte.
Et voilà, je descends du vélo, pose mon pied droit et… aïe purée je le sens plus ! J’ai énormément de fourmis sous le pied, je ne peux pas le poser car ça me fait très mal, alors je cours sur les orteils pour ranger le vélo (super les mollets). Chaussure pas assez serrée, trop serrée ? Un point à voir… Je prends beaucoup de temps sous la tente pour me masser, m’étirer le pied en espérant que la douleur passe… Ça ne marche pas, mais je peux au moins marcher. Je suis faible, le regard trouble, ça va être dur… Mais il faut repartir, plein de crème solaire (le soleil s’est levé et il commence à faire TRÈS LOURD), casquette vissée sur la tête. Le moral n’est pas au top, je marche 1km puis arrive à courir tant bien que mal autour de 10 km/h sur le 1er tour.
Puis je suis explosé, lourd, entièrement vidé faute très certainement à mon alimentation du vélo… Quand le corps ne répond plus, le mental prend le relais : ok je ne vais pas faire 4h sur ce marathon, et alors ? J’oublie le chrono, je n’en ai plus rien à faire, mais je sais que je serai finisher quoiqu’il arrive, il n’y a pas d’autre issue possible. Alors je repars, je marche, je cours, je prends le temps à chaque ravito de me refroidir (les bénévoles sont géniaux) car la chaleur est étouffante et je continue le coca/eau, seul mélange qui passe. Les 2ème et 3ème tour défilent, les passages sur le côté de la finish line motivent énormément. Me voici dans le dernier tour, je fais comme je peux, je savoure et je suis soulagé car je sais que la fin approche… 5km, 4km, 3km, 2km, je me rapproche, je me fous un coup de pied au cul et m’interdis de marcher une seule fois dans les 2 derniers kilo, porté par la ferveur que j’entends au loin, le speaker déchaîné.
Puis je rentre sur la finish line, je ne sens plus mes jambes, je savoure, je tape les mains des spectateurs qui explosent, l’arche approche… « Thibaut, you are an IRONMAN !!! ». Le moment est unique, la joie explose et je hurle sur la ligne. Me voilà enfin finisher !!!
Finalement je sors un marathon en 5h29, 10min de plus que mon vélo (et oui ça existe aha), mais peu importe. Je finis en 12h04 pour mon 1er et à quelques semaines de mes 22 ans…

Je suis fatigué mais heureux, le kiné me détruit les muscles, puis je passe pendant 5min sur le ravitaillement avec la bière à la main, obligatoire ! Qu’est-ce que c’est bon de manger du salé !
L’expérience est incroyable, inoubliable et en mangeant ma pizza je me dis direct « je reviendrai pour faire un marathon digne de ce nom ». Oui il me manque beaucoup de prépa à pied, oui je n’ai pas roulé assez, mais je venais ici en découverte et non en performance. J’ai commencé le triathlon il n’y a que quelques années et m’entraîne de nouveau en club seulement depuis cette année.
J’ai montré qu’on n’était pas venu là pour chômer, et qu’avec le mental tout est possible. Il ne faut jamais rien lâcher, même quand rien ne va comme on voulait, il faut s’accrocher… car le jeu en vaut la chandelle.

1h après avoir passé la ligne en allant chercher mon vélo, je pense déjà au prochain, la distance est tout ce que j’apprécie dans le sport entre challenge et dépassement de soi.
Alors je le dis tout de suite à tous les gars du VMT : il faudra compter sur moi l’année prochaine car Vichy 2018 j’y serai, autrement mieux préparé, pour vous montrer ce que le petit jeune peut faire !! ;)

Merci aux spectateurs, aux bénévoles et à tous pour votre soutien avant et après la course, à tous les membres du VMT, vos messages m’ont beaucoup touché ! Et particulièrement à ma maman et Laurent qui sont venus à Vichy pour me soutenir, Jacques pour ses précieux conseils et m’avoir donné confiance avant d’aborder la distance, et bien sûr Gaétan, Maxence qui m’ont donné un sacré coup de boost avec leurs superbes performances !!

Thibaut

 


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