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29/08/2017

IM et Half de Vichy : le récit de Gaétan

posté à 15h02 dans "Résultats"

4 VMT étaient à Vichy ce dernier week-end d'Aout :
sur le Half :
Maxence :4h30 – 108 ième
Gaëtan :4h48 – 255 ième
Jacques :5h03 – 452 ième

Et Thibault "le grand Finisher" en 12h04 pour son premier Ironman !!! un grand bravo à vous 4 et rdv en 2018 j'espère...

Voici le CR de Gaétan pour son premier Half Ironman, qui se tenait à Vichy le Samedi 26 Août 2017, avec quelques galères, mais beaucoup d'émotions... Bonne lecture !

Arrivée à Vichy jeudi après-midi aux alentours de 14h, nous récupérons notre sac et nos dossards, puis nous faisons un tour dans les exposants. Une caquette ironman plus tard, nous rentrons à l’appartement afin de préparer notre matériel de course ainsi que nos vélos. Je demande de l’aide à Maxence qui a déjà fait un Half à Aix pour qu’il me conseil les choses à mettre dans mes sacs de transition. Trois sacs de transitions, un pour le Bike, un pour la course à pieds et le dernier pour mettre nos changes d’avant-course. Grâce à ses conseils j’ai rangé intelligemment mes affaires de course, merci mon chéri !

Réveil à 4h30 pour le jour-J, nous préparons nos bidons, de l’Ice-Tea pour moi (eh oui on n’enfile pas des perles nous hein), et prenons notre petit-déjeuner, des Granola pour moi (mon pêcher mignon), et des céréales complètes pour les autres avec un cachet de Smecta histoire de tout garder !
5h15 Nous partons donc pour la guerre au bassin de Vichy. Arrivée à 5h45, on file direction le parc à vélo pour regonfler les pneus de nos vélos, mettre nos bidons et vérifier que tout est OK ! L’atmosphère est tendue, visages fermés pour tous les athlètes ! Je dis alors à Maxence : « on y est enfin mon gros, ça va être magique aujourd’hui ». Enfin nous nous échauffons à sec pour la natation, Maxence part courir pour s’échauffer, moi je préfère éviter afin de garder une part de mystère, à savoir si mes 3 mois sans course à pieds ont été suffisants pour que mes tendons des genoux tiennent le coup sur 21km de course à pieds…
Dernier tour au toilette, l’heure arrive d’aller au départ, il est 6h45, départ à 7h, on se donne du courage en croisant Jacques, ce qui détend l’atmosphère.
Maintenant il est temps de se parquer dans les sas de natation, bien sûr avec Maxence nous nous plaçons dans le sas des moins de 29 minutes, autrement dit le sas des bonhommes ! Dernier câlin avec le champion du X-terra, et nous voilà parti pour une longue aventure, dans l’inconnue pour ma part, et on part donc pour 2km de natation dans l’Allier, qui est à 25,1°C à 7h00 du matin… Bonne natation en 30’ (32’ pour Maxou et 42’ pour Jacques) et on fait notre transition, comme par magie je trouve très rapidement mon sac dans le parc où plus de 4 000 sacs attendent leur propriétaire, et me prépare pour le vélo aussi vite que possible.
C’est donc parti pour 90km de vélo sur un parcours roulant avec le soleil encore couché. Les 10 premiers kilomètres se font à basse vitesse (23 de moyenne) car trop mal aux jambes… au bout de 15km je trouve mon rythme et repars sur une allure plus convenable (de l’ordre de «37/38 km/h de moyenne). Après un coup de pression de la part de l’arbitre qui me donne un avertissement pour un athlète derrière lequel j’étais trop près à son goût, eh oui drafting interdit ^^ je suis bien à vélo mais ça n’empêche pas Maxence de me dépasser comme un avion à plus de 40km/h… on échange quelques mots puis il s’en va au loin me laissant sur place, impuissant !
Au km 45 j’entends une pièce métallique tomber de mon vélo mais je maintien mon effort malgré tout. Ensuite ma selle bouge de l’avant vers l’arrière et je dois la bloquer en restant assis dessus pour qu’elle ne tombe pas ! Arrivé au 68e kilomètre, dans la bosse la plus difficile de la course, Laura et Thibault le héros m’encouragent en me redonnant du pep’s. Je leur montre comment je dois tenir ma selle en rigolant. 200m plus loin, j’oublie ma selle et me met en danseuse, et là c’est le drame, elle tombe ! Je suis contraint de m’arrêter pour la ramasser, j’essaye de la remettre sur le vélo mais impossible il manque une visse ! Tant pis, je la mets dans ma tri-fonction et continue comme si de rien n’était. En haut de la bosse, l’arbitre m’encourage, à sa manière, en me disant que ça va être TRES difficile et qu’il n’est pas sûr que je termine cette course ! Bref il me motive encore plus pour lui montrer qui est le patron et d’où je viens ! Dans les 22 derniers kilomètres qui sont en faux-plat descendant, il m’est moins difficile de rouler et de maintenir mon effort que prévu. Chaque concurrent qui me dépasse m’encourage, parfois en Anglais, (du genre : « continue if You can boy, You are a champion ! ») en Espagnol et en Français. Bref des encouragements puissants.
Enfin arrive la transition, je pose dans mon sac mon casque, tous les gels et les barres que j’ai pris pendant le vélo et que je n’avais pas mangé. J’avais tout calé dans ma tri-fonction, à l’arrache, au même endroit que ma défunte selle, RIP ma belle ! J’enfile rapidement mes chaussettes, mes chaussures, ma casquette et mes lunettes et je donne mon sac aux bénévoles et les remercie de l’excellent travail qu’ils ont abattu tout au long du week-end.
Je pars enfin pour mon semi-marathon, je me dis que ça va être très long car j’ai d’entrée de jeu des crampes aux vastes internes des cuisses qui ont beaucoup souffert sur les 22 derniers kilomètres de vélo, lorsque j’ai roulé en danseuse et assis sur le cadre :/
Le premier tour de 10 km se passe plutôt bien, je cours à environ 14km/h, malgré de fortes crampes aux cuisses et mes genoux qui me font souffrir. Ça reste supportable donc je cours avec une athlète professionnelle Suisse qui court plutôt bien, à chaque ravitaillement je bois de l’eau et de la boisson isotonique, je mange une ou deux barres et me fait arroser par les bénévoles. A la fin du 1er tour, j’ai vraiment très mal aux tendons des genoux, à cause de mon manque de volume en course à pieds, eh oui ça fait trois mois que je ne cours plus… mais j’oublis tout lorsque je repasse par le village de course, les speakers déchaînés et le public me porte tellement que j’ai l’impression de voler !
Mais je redescends sur terre en quittant le centre névralgique de la course et en repartant sur mon deuxième et dernier tour. A ce moment là je commence à être atteint mentalement, je repense à tous les entraînements que j’ai accumulés pour être ici, et je me remotive en me disant qu’il y a une belle médaille qui m’attend à l’arrivée. Je suis persuadé depuis le départ de la course que je vais finir, mon objectif numéro un était de faire moins de 5H00, mais je pensais que cet objectif était inatteignable à partir du moment où ma selle est tombée de mon vélo… Le deuxième tour de 10km se passe très mal, je marche plus que je cours, mes jambes ne me porte plus, mes genoux sont hors de contrôle et mes appuis sont incertains, tous les spectateurs et les « Ironfans » m’encouragent et j’adore sentir l’énergie qu’ils me transmettent lorsque je suis au bout du rouleau ! Depuis la fin du vélo je veux m’arrêter pour satisfaire un besoin naturel mais je me dis que je ne m’arrêterai pas pour si peu. Au kilomètre 13, je commence à avoir très mal au ventre et j’ai très envie de faire caca… je me dis qu’il n’y a pas pire situation et je cherche un endroit où me poser sans être vue de quiconque car c’est quand même bien sale ! Heureusement en CAP on passe dans un parc et je vois là ce qu’il me faut ; une haie de bambou, ni une ni deux je pars me cacher derrière faire mes affaires, et chope des crampes pour passer au-dessus de la barrière… bref je repars plus léger, mais toujours plus pesant sur mes jambes qui ne me soutiennent plus. Il faut que je remercie Maxence pour m’avoir prêté sa tri-fonction longue distance, qui était plus confortable que ma courte distance et qui a des poches en plus. MERCI mon champion ! et désolé…
Les 2 km de ligne droite me font craquer, je pleure et je rigole en même temps, car je suis vidé de toute énergie, je suis au bout du bout, mais ce qui me fait tenir c’est de penser à ce qui m’attends une fois la course achevée : un gros câlin avec Maxence, un bisou de sa copine, et un énoooorme câlin de ma copine une fois que je serais chez moi.
Les supporters me portent avec ferveur mais je n’arrive plus à courir plus de 200 mètres ! Je n’avais jamais poussé mon corps aussi loin dans l’effort et à un tel niveau de douleur, et pourtant j’en ai fait des courses ! sur le pont qui nous fait revenir sur l’arrivée je pleure en marchant, car je sais que j’ai fini et qu’il ne me reste qu’un kilomètre. Je redescends sur la pelouse du terrain à coté de l’arrivée et je repense à toutes les course que j’ai faite jusqu’ici, car il y en a plus de 1 000 !!! et je me dis qu’après plus de 13 ans de triathlon au VMT, je peux toujours me mettre une mine comme on dit ! Je rentre dans le village expo, tous les supporters crient comme jamais, je passe le dernier virage, et la ligne droite dont je rêvais se dresse devant moi, comme dans un rêve, j’oublie toutes les galères de la course, et lorsque je vois mon temps final, je n’en crois pas mes yeux ; 4H48 !!!!!! avec une selle en moins et des arrêts trop fréquents à pieds, une pause caca et des genoux absents, JE L’AI FAIT !!!!! moins de 5H sur mon premier Half Ironman, jamais je n’ai fait une course plus longue que 750m/20km/5KM, alors c’était un sacré challenge que j’ai relevé ! Je passe enfin sous l’arche d’arrivée et là, les émotions m’envahissent, je n’y croyais tellement pas, que c’était impossible etc. Donc si j’ai un conseil à donné à celles et ceux qui lisent ce compte rendu ; n’abandonnez jamais ! ce n’est terminé que lorsque vous le décidez ! ANYTHING IS POSSIBLE !!!
Une fois la ligne franchie je pleure toutes les larmes de mon corps, je ne sens même pas la bénévole qui me passe la médaille autour du cou. Je passe dans le coin des soins où les finishers se font masser, et je trouve Maxence qui se fait masser par la plus belle de toutes les masseuses dont on puisse rêver (bah oui faut pas déconner c’est un beau gosse quand même Maxou ^^) et je tombe dans les bras de Maxence, qui ne comprend pas pourquoi je pleure, je lui donne mes temps et lui fait un rapide résumé de ma course et il comprend direct pourquoi je pleur ! Un gros câlin après, la kiné me propose un massage des cuisses mais je lui dis qu’il est impossible que l’on me touche les cuisses tellement elles sont douloureuses.
On passe au ravitaillement final, et là c’est magique, on a tout ce dont on peut rêver, bière, coca, Red Bull, cookies, muffins, pizzas et j’en passe. Pour moi ce sera les muffins, pour Maxence, pizza et quiche. Je m’affale sur la table et je ne bouge plus pendant un long moment, stupéfait par ce que je viens d’accomplir, je n’y crois toujours pas ! Qui aurait parié sur un temps comme celui-ci avec des problèmes et des anecdotes comme ça !? Qui aurait parié un centime sur moi, qui n’a jamais fait plus qu’un triathlon S ? ça m’encourage donc sur ce format et on fait donc un pacte avec Maxence, Laura, Antoine et moi : l’année prochaine on attaque le 70.3 d’Aix !
Quand on est assis avec Maxence, un athlète nous demande : « pourquoi vous faites ça les gars ? Vous êtes jeunes ! C’est un sport de vieux les 70.3 ! » On lui répond qu’il nous fallait un défi plus important et que la vie est trop courte pour attendre, qu’il faut le faire tant qu’on le peut, et il nous dit que nous avons raison, eh oui on ne se trompe pas nous mais merci quand même papy ! On ressort enfin de tout ce bazard, et tout d’un coup, une fois les barrières de sécurité passées, une furie blonde saute au cou de Maxence, et j’ai même droit à un gros bisou ! Trop mignon. On débrief avec Laura et Thibault (qui fait l’Ironman le lendemain, le fou) et on est trop content !
Les jambes ne montent plus les escaliers, je n’ai plus de selle sur mon vélo, on est mort, mais on l’a fait ! Non sans mal ni sans douleurs, mais c’est pour ça que c’est aussi beau à l’arrivée, si c’était facile tout le monde le ferait ! et on est tellement fiers une fois qu’on en termine ! si on devait donner un mot pour décrire cette première expérience, je choisis le mot MAGIQUE ! Vraiment magique, le dépassement de soi et l’accomplissement.
N’abandonnez jamais !

 

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