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21/10/2016

La Gravity Race : Le CR d'Antoine

posté à 06h01 dans "Résultats"

le tant attendu Compte rendu de la Gravity Race:
(merci Antoine et bravo à vous deux !!! )
L'aventure débute le lundi 10 octobre 2016, à la suite d'une mauvaise nouvelle. Damien s'est blessé à la piste et ne pourra malheureusement pas participer à la course avec son binôme Cédric. C'est dans ces conditions que Cédric propose à certains VMT de l'accompagner faire un swimrun sur Annecy le week-end du 15-16 octobre.
De prime à bord je lui ai proposé de l'accompagner mais aussi et surtout que je le recontacterai plus tard dans la soirée pour pouvoir y réfléchir au vu de mes dispos. N'ayant rien de prévu je le contact pour de plus ample informations. ''Une alternance de course à pied et de natation, à Annecy, à deux…'' chouette ça va être super ! Mais euuuuuuh c'est quoi les distances ?????? Juste 34km en tout dont 6 en natation et 28 en course à pied avec 2300m de dénivelé positif ! Une promenade quoi (ou pas). Bon allez, je dis oui (je ne me rends pas compte je crois !).
Nous partons donc vendredi en train, direction Annecy, dans un super TGV en première classe (MERCI Cédric!) et c'est parti pour 3 bonnes heures ! Malgré quelques déboires avec des passagers un peu malade et une rencontre avec Nicole Croisille (les plus ''expérimentés'' connaîtront) nous arrivons à Annecy sous des gouttes d'eau bien fraîches !
Nous rejoignons à pied l'appartement des amis de Cédric qui vont nous héberger l'espace du week-end. Nous arrivons humides de notre marche, au quatrième étage et déposons nos affaires.
Quelques instants après notre arrivée, nous allons récupérer nos dossards au magasin qui se trouve à 15' à pied. Après une photo prise par un photographe de l'association ''SEPasImpossible'' (contre la sclérose en plaque), pour laquelle nous courrons, nous décidons de rentrer.
Dans notre sac il y a deux chasubles portant le numéro 12, deux t-shirt à l’effigie de la course, deux bonnets roses et deux boissons locales (pas tip top tip top :/ ).
Après avoir préparé nos sacs de compète pour le lendemain, checker les derniers détails et un petit apéro avec dîner, on décide d'aller dans les bras de Morphée.
Le réveil sonne, il est 6 heures ! (pour ceux qui me connaisse, je n'ai toujours pas eu une once de stress !!!! Etrange non ????) Nos corps se mettent en mouvement, se réveillent et on va déjeuner notre petit gâteau sport avec un jus d'orange pour Cédric et un bon thé pour ma part.
Nous arrivons, de nuit presque, sur le lieu de la course après quelques minutes de voiture et repérons les lieux. Nous enfilons les combi dans la fraîcheur de la matinée, à la lumière d'un lampadaire puis introduisons les gels, eau et autres dans les différentes poches de la combi. On finit par retourner sur la plage du départ, pour donner nos sacs et finir de nous préparer.
Comme tous bons athlètes (triathlètes) nous jaugeons un peu les concurrents, leur matériel, leur physique… et à ce moment-là, Cédric se retourne et me montre un gars, sans combinaison de nat mais seulement en trifonction ! Le gars est fou ou très fort ! L'histoire ne dit pas s’il est arrivé mais il semble, au vu des temps, qu'il n'est pas mauvais.
Avec Cédric, nous décidons d'aller trampouiller nos jambes dans l'eau pour nous acclimater. AIE ! C'est hyper frais !!!
Il est 8h, le départ est donné dans l'eau, c'est un peu la bataille au début, je me prends des coups de plaquettes mais arrive à m'extraire puis prendre des p… chaussures en fait. Je suis bien, en forme. Je ne m'excite pas, la course est longue.
A la sortie de l'eau, j'attends mon binôme, tout en enlevant les plaquettes, mon bonnet et mes lunettes le tout dans le calme le plus complet.
Cédric est là nous commençons à trottiner un peu, tout en parlant. À l'entrée de la forêt, le chemin s'élève et nous commençons à marcher. Le pourcentage est impressionnant ! Avec Cédric, nous sommes en forme, mais il ne faut pas se cramer. Nous montons donc en marchant, efficacement, devant un groupe avec plusieurs équipes. Je prends deux gels avec une gorgée d'eau pour essayer de pallier à la sensation de faim qui commence à se faire sentir.
Les descentes sont techniques, rocailleuses comme je les aime, j'avance bien, mais Cédric préfère jouer la prudence en assurant ses appuis. Le paysage est magnifique, j'en profite pour partir un peu plus vite, trouver un post sympa pour pouvoir… enfin uriner tranquille !!! Quoi de mieux comme toilettes que la vue plus que dégagée du lac et de ses montagnes qui le bordent ?
Le temps de la redescente est venu, débutant sur un magnifique chemin de crête, avec le soleil, les vallées de part et d'autre, je vole littéralement, je n'ai plus d'impact sur le sol, je glisse sans tomber…
Malgré tout, ma cheville craque fortement avec le contact entre deux roches dans un virage en épingle, une autre fois encore, puis une dernière, j'ai eu ma première frayeur.
On finit par arriver au premier ravito, il y a beaucoup de choses mais peu de diversité, le temps de remplir la flask, manger un bout de quatre-quart et hop on repart en direction du lac (après avoir échangé quelques mots avec la Présidente de l'Association ''SEPasImpossible'', Cécile.
Nous entrons dans le lac, la fraîcheur de celui-ci nous saisit ! Mais peu importe on y va. Je ressors mes plaquettes qui étaient dans le dos sous la combi. Oups, j'ai oublié de tourner mon pull !
Aller on continu !
Quelques temps plus tard, biiiiiime une barre au niveau du crâne ! Le froid nous a rattrapé encore une fois !!! La combi ouverte mais pas enlevée est une grosse erreur que nous ne referons pas. Cédric l'a en plus laissé ouverte durant la nat !
Nous sommes attachés cette fois l'un à l'autre par le biais d'un bricolage de Cédric, comme le pull qui est entre nos jambes durant la nat et sur l'extérieur de notre quadriceps en cap. J'ouvre la marche et Cédric me suit de près, j'oriente bien, mes plaquettes se posent à merveille sur l'eau et nous avançons à bon rythme malgré nos frissons.
Après être sortis de ce congélateur, nous retournons sur la terre utiliser nos pieds durcis par l'inactivité. Cette fois, nous enlevons le haut de la combi, ce qui nous fait perdre du temps mais nous ''assure'' de ne pas avoir trop froid.
Des paysages magnifiques accompagnés de côtes et descentes rythment notre avancée, mais je n'en profite guère, trop concentré à essayer de continuer, de m'alimenter car je ne suis pas très bien, je suis vide! J'essaye tant bien que mal mais ça ne suffit pas. Heureusement Cédric est là pour me remonter le moral. Après tout, on a fait la plus grosse cap et avec le plus gros dénivelé !
Cédric n'oublie pas non plus de me dire de manger et de boire.
Cédric a souvent été devant en côte ou en descente! Nous arrivons finalement près du lac pour attaquer la troisième natation.
L'eau paraît froide! Mais après un bon ravito on est toujours mieux. On va chercher la première bouée, toujours attachés et moi devant. Je me sens mieux après mes deux morceaux de quatre-quart !
On dépasse une première équipe mais un problème se pose… Où est-ce que l'on va? A droite ou à gauche ? Je décide d'aller à droite mais Cédric me montre la bouée à gauche : Changement de cap ! La bouée semble loin et peu visible (nous sommes à contre-jour) mais quelques équipes faisant du bouillon ont l'air de se diriger par là. La bouée se trouve sous un endroit remarquable de la montagne et seul celui-ci me guide pour l'orientation.
Nous arrivons sur des marches extrêmement glissantes après avoir passé cette bouée.
Après cette sortie d'eau, il est difficile de se mettre à courir à cause de la désorientation qui s'estompera petit à petit. Nous en profitons donc pour enlever le haut de nos combi, tout en marchant.
Je me sens mieux que tout à l'heure, je monte bien et Cédric me motive, nous faisons attention dans les descentes malgré l'envie qui me taraude de m'amuser tout en essayant de faire attention aux roches, feuilles et autres pièges !
C'est lors de cette cap que nous rejoignons le lac afin, au terme de la prochaine nat, de le traverser et se retrouver sur la rive sur laquelle se trouve l'arrivée.
Ça y est, nous y sommes, c'est la traversée synonyme d'arrivée, de relâchement mais aussi de la plus grosse et dernière nat !
Pour la mise à l'eau, protocole spécial avec l'adjonction d'un ballon pour chaque concurrent mais tout cela bien sûr après une petite bouchée de reblochon pour l'ami Cédric et un Tuc pour moi (il y avait aussi du saucisson mais ça ne nous donnait pas envie).
Nous sautons du ponton, toujours attachés par notre ligne de vie waouuuuuuuuuuh l'eau est particulièrement froide. Nous sommes bien, je passe devant en imprimant un bon rythme.
Soudain la corde se tend et je vois Cédric qui remet ses lunettes une première fois. Puis la corde se tend une seconde fois pour arranger son ballon qui le gène pour nager (il s'entortille sur son bras). A plusieurs reprises, nous devons nous arrêter pour les lunettes ou le ballon.
Malgré tout cela, nous continuons inlassablement à tourner nos bras vers le repère qui nous a été fixé. Nous doublons une première équipe, puis une deuxième puis une troisième et ce sur environ 6 10 équipes.
A notre sorite d'eau, un gars de l'organisation nous aide car les marches sont très glissantes. Nous sommes un peu désorientés mais le dernier ravito est là pour nous remonter le moral. En effet, après un petit thé à la menthe chaud mais peu concentré, je prends les barres de céréales qui nous sont proposées et les mets dans la combi. Ingérer du solide me fait le plus grand bien, et nous repartons prêts à affronter notre dernière côte et notre dernière descente !
Nous sommes sur le plat, cela nous fait le plus grand bien, on est au top, euphoriques ! Je m'emballe un peu et manque de lucidité, je vais pour continuer tout droit mais Cédric me rappelle à l'ordre et me dit de tourner à droite, monter dans la forêt (noooon, je veux faire du plat envoyer les watts:/).
Nous entrons dans une buxaie (forêt de Buis), l'odeur, la fraîcheur ainsi que les rochers jonchant le sol me rappellent le lieu dans lequel je cours pendant les vacances, super, on y va ???? Ah bah non, il nous reste encore quelques kilomètres et Cédric à les quadris ravagés depuis la première cap.
Nous suivons de près une équipe déjà croisée, nous discutons tout en avançant et en évitant les rochers énormes et glissants qui se trouvent sur notre passage. Notre rythme est bon, nous sommes impatients de finir.
Dans une dernière descente pas trop raide, je cours mais Cédric a du mal (C'est à mon tour de l'encourager mais je ne pense pas l'avoir bien aidé) ses quadris lui font mal, tout comme les douleurs abdominales qui le tiraillent.
Finalement après quelques centaines de mètres sur le plat, on arrive à l'emplacement de notre dernière natation !
C'est THE natation ! Je mets tant bien que mal mon matériel, je remets ma combi et...ah m… les plaquettes se trouvent encore dans mon dos, sous la combinaison ! Je prends finalement mes plaquettes avec difficulté, tout en voyant Cédric presque trépignant d'impatience à force de m'attendre !
Nous nous attachons pour la dernière fois puis marchons dans l'eau plus fraîche que jamais quelques dizaines de mètres.
Je me remets en tête de notre binôme, seulement après plusieurs arrêts afin d'enlever l'eau de mes lunettes, je fini par les casser (l'élastique les maintenant sur mon visage est craqué) la looooose!!!!!!
Tant pis, Cédric se met devant et je glisse mes lunettes dans la combi. Il m'a fallu un certain temps avant de pouvoir entre-ouvrir les yeux dans cette eau froide et troublée par le sable.
L'assaut des vagues, la température de mon corps se refroidissant chaque seconde, la difficulté à nager dans les pieds ne nous ont pas aidé à continuer et ''performer'' sur cette natation de folie.
Cédric semble peiner à avancer et à s'orienter, en effet, il n'y a aucune bouée en vue ! Seules quelques équipes nagent en direction d'un point inconnu, muées par l'intention d'en finir et de sortir de cette eau froide.
Comment décrire cette natation ? Euuuuuh ?...ah oui...un calvaire !!!!
Mais même malgré les pensées qui vont à mes proches (ils se reconnaîtrons) et à un bon petit feux de cheminée avec des flammes crépitantes dévorant une énorme bûche, ne suffisent pour passer les presque 50' de cette natation.
A plusieurs reprises, je m'arrête pour constater notre ''avancée''. Je voudrais me laisser porter par le courant… Mais oooohhh !!!! Tu es à la fin ! Cédric compte sur toi ! Ne l'abandonne pas ! Il ne nous reste qu'une poignée de mètres mais nous ne le savons pas encore, quand nous observons les équipes devant nous qui semblent continuer plus loin. Nous sommes dépités !
On arrive finalement par voir que certains concurrents sortent de l'eau. OUUUUF!! La fin est proche, mais pas la nôtre !
Nous sortons de l'eau comme nous le pouvons, péniblement malgré la faible pente. Quelle surprise d’apercevoir les amis de Cédric! Cela fait chaud au cœur ! Notre démarche est plus que jamais chaloupée et douloureuse. Nos pieds et nos jambes endoloris par les kilomètres et le froid ne nous supportent que parce que l'arrivée et la conversation que nous tenons (tout en grelottant) nous ravissent.
Nous finissons en quelque chose qui se rapproche le plus de la course à pied, pour nous (pauvre Nico ! S'il nous avait vu il nous aurait fusillé) après 8h11 de course et 40,34km dont 5 natations (5,583km) et 5 courses à pieds (34,757km) et un peu plus de 2200m de D+.
Nous tentons de nous réchauffer en nous habillant, malgré les grelottements impressionnants qui nous parcourent le corps. Le soleil et nos vestes chaudes sont une bénédiction ! Une bière attend finalement Cédric et pour ma part un petit coca ne me ferait pas le mal.
Merci à Cécile Monod et son binôme, de l'association ''SEPasImpossible pour les photos et son accompagnement.
Merci également aux amis de Cédric qui ont su nous accueillir et nous héberger le temps d'un week-end.
Un énorme merci à Cédric et Damien qui ont su me faire confiance pour cette première, sans expérience et sans préparation. Mais également sans la combinaison, le matos que Damien m'a généreusement prêts ! Les conseils qui m'ont été donnés sans lesquels l'aventure n'aurait été possible pour moi.
Merci à toi Cédric, pour m'avoir supporté, permis de vivre cela avec toi et surtout de m'avoir aidé à rallier l'arrivée malgré les moments délicats !

L'eau magnifique et turquoise, les chemins de crête surplombant le lac et la vallée sont autant de choses à voir qu'à vivre ! Mes douleurs sont présentes et importantes, mais ma satisfaction et mon éblouissement le sont encore plus. Venez faire cette course...mais préparé !
Antoine

 


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