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04/09/2013

Récit d'un EmbrunMan !

posté à 09h09 dans "Résultats"

Merci à Mickaël pour son récit !

"L’idée fut lancée par Laurent de CAP marathon : « Et si on participait au triathlon d’EMBRUN pour ses 30 ans ? ». Ma réponse, sans hésiter, fut pourquoi pas ? Sachant que 2 ans avant je souhaitais déjà participer à un IRONMAN. Mais manquant de budget et de volonté : ce fut un échec …

Donc dès août 2012, je lance mon plan d’entraînement : marathon de Paris en prévision de l’Embrunman.

Puis en septembre je m’inscris au Club de la VMT pour vraiment me préparer correctement, et là c’est parti, les affaires sérieuses commencent ! Je rencontre Guillaume dit « Patator », qui se lance dans le défi avec nous.
Voilà, nous serons 3 au départ de l’Embrunman 2013 !

Avril 2013 : je fais donc le marathon de Paris avec pour objectif de finir en 3h. Mission remplie en 3’02’’22 ! Cela met en confiance mais j’ai à l’esprit qu’il y aura beaucoup de kilomètres de vélo à parcourir avant !

Mai 2013 : départ pour le stage de la VMT à Argelès-sur- mer avec Patator et le reste du club. Malheureusement ce sont les premières sorties de mon bike : au vu des conditions météorologiques cette année, j’ai très peu de kilomètres au compteur… Dès le début du stage, je ne me sens pas à l’aise en vélo à cause du manque de préparation, vis-à-vis de mes co-stagaires. J’aurais pendant cette semaine de préparation réussi à faire de bonnes sorties vélo !
J’accentue ma préparation sur le marathon. Je me dis que le vélo devrait aller : tout le monde craque en course à pied ! Alors c’est là-dessus qu’il faut se préparer correctement.

Courant juin je prends conscience je ne roule pas assez : environ 100 kilomètres par semaine. Je discute avec Laurent et commence à faire mes sorties crescendo avec lui et Patator.

Août 2013 : me voilà J-3 en pleine reconnaissance du parcours dans les gorges du Guil avec mes 3 potos. Heureusement d’ailleurs que j’ai fait cette reconnaissance, surtout dans la descente de Chalvet qui n’ est vraiment pas jolie jolie avec ces gravillons sur la route !!
14 août 2013 : J-1 le fameux briefing « hors du commun » : excessivement long qui ne servant à rien car les seules réponses données sont : « bah c’est comme l’année dernière ».







Enfin bref au vu du film passé sur l’écran géant du podium, je commence à me demander dans quelle galère je me suis engagé et réalise la difficulté du parcours ! Heu … je dois vraiment faire tout ça ?????!

Bon allez c’est parti ! On ne peut plus faire marche arrière : on vient juste de déposer nos vélos et de préparer nos petites affaires.
La nuit fut difficile malgré un couchage à 19h. Je n’arrête pas de me retourner, de réfléchir, alors que j’essaye juste de me reposer. Mais c’est trop difficile, le stresse monte. Le réveil sonne : il est 4h30, il faut se lever et aller au parc. L’avantage c’est que j’étais en camping-car et me trouvais à 100 mètres du parc à vélo !!

15 août 2013 : J’arrive dans le parc dans une nuit noire avec ma petite lampe Petzel . Je retrouve au bout d’un petit moment Guillaume qui
avait la place juste à côté de moi. Nous enfilons nos combi néoprène et nous allons nous échauffer dans la partie dédiée. A notre sortie nous rejoignons Laurent pour nous rendre sur la ligne de départ. Surprise : les filles démarrent. Heureusement qu’on nous prévient ! Même pas une petite mise dans l’ambiance ! Cela doit être à l’image du briefing…. Quelques-uns comme moi tapent dans leurs mains ; peut-être pour essayer de se donner du courage ou pour essayer de mettre un peu d’ambiance mais la magie ne s’opère pas vraiment. Dommage pour un évènement comme ça.

6h : Top départ ! Je cours, toujours en pleine nuit sous une tonne d’applaudissements. Je plonge et la galère commence pendant 1500 mètres où je n’arrête pas de prendre des coups de tous les côtés. J’essaye de trouver ma place mais il y a trop de monde et ceux-ci s’éparpillent. Je me rends compte que le briefing était vraiment inutile : de nouvelles bouées ont été positionnées et le « fameux » girophare n’était pas placé sur la bonne bouée !! Je sors de l’eau en 1h01, dans le délai que je voulais. Je rejoins Guillaume dans le parc avec qui je parle et je vois mon petit Malo accompagné de sa maman qui m’encourage : ça fait chaud au cœur !

Pendant la transition j’attends Patator mais il prend tout son temps ! Alors je pars pour la partie vélo…Et quand on dit qu’à Embrun on ne fait que grimper, c’est vraiment vrai !! A peine sorti du parc, ça commence à monter. Au bout du 40ème kilomètre, nous arrivons au rond-point d’Embrun où j’espérais retrouver ma famille. Malheureusement (heureusement ?) « le Mike » est tellement bien qu’il a 20 minutes d’avance sur son temps de passage !! Tant pis je ne verrais pas ma famille et je serais obligé d’attendre la fin de la partie vélo. La première partie m’a parue tranquille malgré le dénivelé. Cependant je n’arrêtais pas de me dire : « Doucement, la route est longue… ».

La seconde partie partant d’Embrun jusqu’aux gorges du Guil était vallonnée mais j’ai géré l’effort le mieux possible sachant qu’avec les 14 kilomètres de montée du col de l’Isoard j’allais forcément souffrir. Arrivé au panneau « kilomètre 7 » la défaillance arriva.. J’ai fait route avec une jeune femme qui souhaitait découvrir ce col en vélo. Elle m’a soutenu moralement et tenu compagnie durant les 6 derniers kilomètres de l’ascension où je roulais à 7km/heure ! Ouf une personne
que je connais m’encourage dans ma galère : et oui Guillaume me double tranquillement !! Une fois en haut je récupère mon sac de ravitaillement dans lequel je m’étais préparé quelques petit encas. Au bout de 15 minutes
je redescends, une belle et longue descente. Certains me doublent à vive allure, d’autres restent prudents comme moi. En bas de la descente je suis rattrapé par Laurent, frais comme un gardon, qui en a encore sous la pédale !

Nous restons un bon moment ensemble, on discute pour prendre des nouvelles l’un de l’autre. Pour lui apparemment tout va bien, pour moi de légères crampes apparaissent dans les mollets et je lui dis que je vais ralentir pour me préserver un peu, histoire de me refaire une santé.

Etrangement mes crampes disparaissent vite, peut-être le fait de discuter avec un ami ! En effet dans les descentes je rattrape Laurent alors que dans les montées il me distance légèrement. Je préfère garder mon rythme et ne pas essayer de le suivre car il nous reste encore deux difficultés : celle de Pallon et
celle de Chalvet.




Arrivé dans le tremplin de Pallon, je comprends tout de suite où je mets les pieds : une ascension courte mais raide. Je mouline au maximum et ne m’enflamme pas, je me répète : « C’est bon !!! C’est dur mais court, c’est
bientôt fini …». Là j’entends « Allez 400 mètres et c’est fini ». Je ne sais pas si on a tous les mêmes unités de mesure mais j’ai trouvé ça très long !!! Enfin le sommet : cool du répit.

En route pour la dernière difficulté, j’arrive rapidement sur la côte de Chalvet en compagnie de Laurent. Malgré la reconnaissance faîte avec Guillaume, je trouve l’ascension longue et interminable. Je me demande pourquoi nous faire passer par là, peut-être pour nous achever ? Bref je monte à mon rythme avec de grosses douleurs dans le dos qui me lancent de plus en plus. Arrivé au ravitaillement je sais que c’est bon, les derniers 8 kilomètres ne feront que descendre et je pourrais me décontracter.

Ce qui m’a motivé le plus sur le parcours, ce sont les encouragements du public. Toujours un mot pour nous remonter le moral !

Me voilà sur le tapis bleu !Je descends et je me demande si je vais réussir à courir à coté de mon vélo sans faire le canard boiteux. J’arrive à mon emplacement et un kiné me demande si je veux un massage des cuisses. Sans hésiter je lui demande un massage sur les reins. Pendant que je me change le kiné prend soin de moi. C’est magique : plus de douleur ! Je repars au bout de 9 minutes pour mon marathon.

Dernière épreuve : la course à pied. Quand j’explique à des amis le triathlon on me répond souvent « Tu es un grand malade ». Généralement je rétorque un « Pas du tout ! ». Mais là je me dis que je suis fou, il me reste 42,195 kilomètres à faire !

Malheureusement le marathon ne se passe pas comme je l’aurais souhaité. Je voulais faire un chrono en 4h15 mais impossible de courir correctement. Je suis pris de douleur et de difficultés à uriner. Je m’arrête à plusieurs reprises pour essayer d’uriner mais impossible. J’opte pour une stratégie de course différente en courant sur le plat et dans les descentes et de faire une marche rapide dans les montées. Je réessaye de manger et de boire et au 30ème kilomètre je retrouve une foulée de marathonien fatigué qui me mène jusqu’au dernier virage.
Là je vois une pancarte qui me fait du bien, un plaisir immense.




Mon fils m’attend fièrement avec un panneau. Je l’attrape, pose pour la postérité auprès de ma compagne et cours les derniers 100 mètres avec Malo.

Et là, chose inoubliable, les gens applaudissent et encouragent mon fils en scandant son prénom ! Nous franchissons la ligne d’arrivée ensemble sous l’ovation du speakeur faisant la publicité pour le triathlon d’Enghien.
Incroyable … j’y étais, j’ai vu et je suis FINISHER d’Embrun en 14h11’00 !!!"




Mickaël D.

 


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