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13/07/2013

Frankfurt 2013 (CR n°1)

posté à 09h27 dans "News"

Et pas des moindres, celui de Loïc ;-)

Quand tout se passe bien…à quelques détails près !

Cette année, c’est à Francfort que le VMT a décidé d’aller chercher des médailles. Nous sommes une délégation de 15 triathlètes à débarquer début juillet en Allemagne pour se présenter sur l’IM le plus populaire et réputé pour ses chronos rapides.

Chacun a des objectifs différents : la qualification pour les championnats du monde à Hawaï pour l’un des nôtres, moins de 11h pour certains ou finir tout simplement ce qui est déjà une grosse satisfaction. Pour ma part, je vise enfin un moins de 12h (objectif très raisonnable) voire se rapprocher des 11h30. Pour chacun, il aura fallu jouer avec la météo, bien capricieuse cette année, pour aller s’entrainer et se préparer dignement à cette épreuve mythique.

On arrive tous le vendredi à l’hôtel puis direction la registration, le village, le briefing en français…Le soir, c’est la pasta party, classique, sympa mais pas aussi bien qu’à Zurich. Samedi matin, dépôt du vélo à la transition T1. L’organisation IM est au top : on a chacun un bénévole pour porter nos sacs, nous orienter, bâcher le bike…vraiment rien à dire ! Le site est sympa, il fait chaud donc une petite baignade s’impose pour se rafraîchir et prendre la température c’est le cas de le dire.

Retour à l’hôtel pour mater le tour de France, préparer ses affaires, parler avec les copains et faire monter la pression. C’est fou comme cette pression peut crisper les visages, fermer les traits…On est pourtant entrainé, plutôt habitué à ce genre d’épreuve mais malgré tout, cette pression est bien présente. On sait qu’on est prêt (plus ou moins d’ailleurs) mais quand même les 180 kms en vélo et le marathon font peur…

Dimanche matin 4h on se réveille et tout le VMT se retrouve au p’tit déj. Ensuite direction le shuttle pour aller sur le site de la natation et comme d’habitude la même mécanique : regonflage des vélos, préparation personnelle de ses sacs, enfilage de la combinaison, tout un rituel.

Les pros partent 15’ avant nous, suivis des VIP puis des 2500 péquins que nous sommes. Départ dans l’eau pour 2100 m suivi d’une australienne et de 1700 m. La 1ère partie m’est difficile car les lunettes prennent l’eau et ce n’est pas facile de s’arrêter pour les remettre quand la foule pousse derrière, il y a beaucoup de monde. L’australienne se fait lentement car ça bouchonne. Par contre je me sens bien sur la 2ème partie, je déroule bien pour sortir de l’eau au final en 1h06’20, super surpris de mon temps. J’espérais atteindre 1h10 et je suis au-delà des mes espérances. La sortie de l’eau est suivie d’une montée dans le sable avant d’arriver à la T1 où je vois mon pote Guillaume en train de se changer. Ça me confirme mon bon temps en natation.

Au changement, 1er souci perso : la fermeture éclair du maillot de vélo se coince, impossible de la défaire donc tant pis je pars comme ça même si ça fait « moche », ça couvrira quand même mes épaules pour éviter les coups de soleil. Puis sur le vélo, je cherche ma crème solaire que je ne trouve pas : j’ai dû la faire tomber dans le parc…aie aie aie, partir sur 180 kms sans crème, je vais prendre cher comme aux US !!

Au bout de 4 kms, je vois mon Guillaume me doubler, Monsieur a pris son temps lors du 1er changement ! Je sais que je ne le reverrai que le soir maintenant, il est très fort. Le parcours est annoncé roulant et c’est le cas. Ça part vite, les mobylettes allemandes me doublent mais je m’y attendais, je contrôle mon cardio. Ça draft involontairement car on est nombreux et les arbitres semblent souples. Vers le 85ème km, ne voyant aucun copain de club, je commence à discuter côte à côte avec un français. On se sépare quelques minutes puis il revient à ma hauteur pour me poser une question et là l’arbitre se manifeste : 2ème souci perso : carton pour nous 2 et 6’ d’arrêt à la prochaine penalty box. Au bout de 3’ d’arrêt, je vois passer Olivier R puis Camilo qui me semble en grande forme. Une brésilienne en maillot de bain comme on l’imagine vient de se faire cartonner : elle s’arrête devant moi, les minutes à patienter sont plus agréables.

Au bout des 6’ je repars sans vouloir rattraper les copains, cela aurait été une erreur. D’ailleurs, le 2ème tour est plus dur, le vent s’est levé, les cervicales commencent à se faire sentir, ce serait bien qu’il n’y ait que 150 kms à faire…Etant parti sans compteur je ne sais pas quelle est ma moyenne, mais en arrivant à quelques km de l’arrivée, j’ai compris que je ferai largement moins de 6h (barre mythique enfin franchie) et que je serai même sous les 5h45. En effet, même avec les 6’ de pénalité, je fais mes 180 kms en 5h38.

A la T2, 3ème souci perso, j’oublie ma montre sur le vélo, tant pis je ferai le marathon sans montre…Dans la tente où on se change, je suis tellement peu lucide que j’enlève mes chaussures et chaussettes de vélo, mets des chaussettes propres et remets mes chaussures de vélo au lieu de mes runnings…Ah là ça va pas le faire 42 kms avec les cales !!!!

Je démarre le marathon au bout de 6h54 de course, il est 14h, plein cagnard, ça va être chaud dans les deux sens du terme. Le parcours est constitué de 4 boucles autour de la rivière qui traverse la ville dont une petite partie ombragée. Mais la spécificité de cette épreuve est qu’elle se situe en plein centre d’une grande métropole, que les berges sont constituées d’une allée bitumée pour courir agrémentée de pelouses et de jeux où une foule innombrable s’est posée. C’est hallucinant de voir autant de monde nous encourager, on a toujours l’impression d’être le héros de la course.

Au bout de 3-4 kms, je vois Gilles que je rattrape qq temps après. Puis c’est au tour de Camilo de passer derrière moi, on prend quand même le temps de discuter un p’tit peu, courir côte à côte n’est pas interdit. Le 1er tour se fait sans encombre, la forme est là. J’appréhende malgré tout le 14-15ème km car c’est toujours à ce moment que je pète et ce jusqu’au 32ème. Mais ce jour-là, la défaillance n’arrive qu’au 24ème km par manque d’alimentation. La tête tourne, j’hésite à m’arrêter mais je maintiens l’effort jusqu’au prochain ravito. Le 3ème tour sera difficile mais je lâche rien, faut pas marcher mon Loïc. Les jambes ne réagissent plus mais je me dis que le plus dur est fait et qu’il faut continuer. Au 31ème, il reste un tour, un petit tour d’environ 1h pour enfin apprécier cette arrivée que je me suis tellement imaginé depuis des mois.

Lors du dernier pointage avec chouchou, il reste 3 kms, seulement 3 kms c'est-à-dire un tour du Bois de Boissy (parcours d’entrainement fait une multitude de fois cet hiver). On se rattache à ce qu’on peut et aux repères qu’on a. Dernier pont, dernier ravito, il reste un kilomètre, je vais être finisher d’un IM. Je ne sais pas en combien de temps mais j’estime en 11h15-20…

Enfin la dernière bifurcation qui indique la fin et l’arrivée dans l’arène. Il suffit de montrer ses 4 chouchous aux spectateurs pour entendre un brouaha énorme, des applaudissements exceptionnels et la foule qui se manifeste comme si j’étais le 1er de l’épreuve. Dans ce couloir de 200 m, il n’y a la place que pour un athlète pour que l’on puisse taper les mains des spectateurs simultanément à gauche et à droite. La foule applaudit, crie et c’est tout simplement magique ! La fin est grandiose, des tribunes énormes, je tape la main d’Emma et le speaker qui me dit avec l’accent : « Loïc DUMUSOYE, You’re an Ironman »…J’ai beau la connaître cette phrase, j’ai beau l’avoir déjà entendue 3 fois, j’ai beau me l’être répétée à l’entrainement, elle me fait toujours ce même effet et me donne toujours autant d’émotion, autant de frissons. J’ai envie d’arrêter ce moment, de faire pause, de profiter de l’instant et en même temps, je cours pour franchir cette ligne et finir cette épreuve mythique qui fait tant souffrir : on ne finit pas un IM en marchant !

Par ailleurs, en arrivant sur cette finishline, je découvre mon temps final : 11h06’30, temps inespéré et évidemment très satisfaisant. C’est quand même très agréable de finir ce type de course en explosant ses records, c’est une satisfaction personnelle et un aboutissement sportif, le tout au sirop de fraise sur le vélo et à l’eau sur le marathon !!!

Un grand merci aux copains (Franck et Pascal) pour le matos mais surtout à ma femme qui n’était pas présente physiquement mais bien là psychologiquement et devant son ordi à suivre ma progression pendant 11h. Cette année a été plus exigeante en entrainement (facteur météo et autres) donc encore un grand merci à Madame pour sa patience car c’est vraiment un sport d’égoïste…
Loïc.

 


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