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10/08/2011

Le VMT en Bavière !

posté à 06h39 dans "Résultats"

Des VMT étaient en Bavière pour l’IM de Roth…Roth, c’est la Mecque européenne du triathlon…Voici quelques mots de nos finishers.

Phil :

10 Juillet 2011, Ironman de Roth, vers midi

Au kilomètre 120 de ce magnifique parcours vélo, une sensation bizarre dans mon pneu arrière m’incite à m’arrêter. Le pressentiment se confirme, il est crevé, et je dois changer le boyau.

La journée avait pourtant bien commencé : après une mauvaise natation, à laquelle je m’attendais sur ces deux lignes droites ennuyeuses de 1900 mètres, j’avais été rattrapé au début du vélo par Camilo, parti dans une vague natation derrière moi.
- « Coucou Philippe, ça va ?
- Terrible ! Quel bonheur ce parcours vélo, on roule vite !
- On a Laurent, pas loin devant, on va surement le rattraper »
Et quelques kilomètres plus loin, nous repérons la tenue verte VMT de Laurent, et arrivons sa hauteur. Nous échangeons quelques mots ; il a fait une superbe natation, sorti de l’eau avant moi en étant parti 15 minutes plus tard.
Mais Camilo et moi roulons plus vite que lui et devons le quitter, nous nous souhaitons mutuellement bonne chance pour cette longue journée.
Il fait beau, le revêtement des routes est excellent, et le public nombreux et très chaleureux. Chaque traversée de village est émouvante, avec son lot d’encouragements, de trompettes, de spectateurs attablés avec leurs gigantesques bières, au bord de la route.



Au gré des virages, faux plats, et ravitaillements, Camilo me distance progressivement jusqu’à ce que je le perde de vue. Je serai tout seul à la célèbre montée du Solar Berg, avec ses milliers de spectateurs qui crient, et occupent toute la route, pour ne s’écarter qu’à la dernière seconde devant nos vélos… Le premier passage est un moment inoubliable !

Mais je dois maintenant réparer cette crevaison, et repense aux ennuis de Loic, dans la même situation à Zurich. Je tente de rester calme, et décolle le boyau en m’arrachant deux ongles au passage. Le plus délicat reste à faire, avec la remise en place du nouveau boyau. Mais à peine ai-je commencé, qu’une main ferme attrape mon vélo, y installe une roue arrière Zipp toute neuve, règle le dérailleur et les freins. Je crois rêver ! Sans que je les remarque, les deux mécaniciens en quad s’étaient arrêtés à ma hauteur, et m’avaient dépanné en moins de 2 minutes. Quelle chance, cette crevaison ne m’aura couté que cinq minutes.
Ils me remettent en selle, en m’expliquant qu’ils remettront ma roue sur mon vélo pendant mon marathon. Ils sont forts ces Allemands !

Après un kilomètre, je me rends compte que cette crevaison lente a perturbé mon alimentation, et j’ai dû oublier de manger : J’ai les jambes molles, ma vue se brouille, et je roule au ralenti. Les concurrents qui me doublent me font remarquer -plus ou moins poliment- que ma trajectoire occupe toute la largeur de la route. Après avoir monté la seconde côte de Greding à 9 km/h, heureux de ne pas poser le pied à terre, je me sens revivre à la vue d’une tenue VMT, au loin dans le faux plat qui suit la bosse. Je m’en rapproche, curieux de savoir qui va me remonter le moral.
- « Salut Guénola, comment ça va ?
- J’en ai marre, je n’arrive plus à avaler les boissons énergétiques.
- Moi j’y arrive encore, mais j’ai oublié de les prendre. On est dans le même état alors ! »
Je savais que la magie « PowerBar » allait bientôt faire son effet, et que cette hypoglycémie serait vite passée. Mais ces 20 minutes dans le gaz m’ont été très pénibles. J’avais envie de me coucher dans l’herbe.

Enfin je revis, et retrouve le sourire vers le kilomètre 130. Je rattrape Sandrine, l’air en forme et contente de sa natation. Mais mon embellie n’est que temporaire, car à cinq kilomètres de l’arrivée, j’ai de nouveau ces sensations désagréables. Laurent me double, en prenant de mes nouvelles :
- « Ben mon Philou, qu’est-ce que t’as ? T’as pas l’air au mieux. »
Je lui explique mes misères, et surtout que je n’ai pas du tout l’envie ni la force d’aller courir un marathon.
Cinq minutes plus tard, c’est Cyrille qui me rattrape :
- « Merde alors, c’est toi ! Je me demandais, qui du VMT, roulait si doucement. »

Nous faisons la seconde transition avec plusieurs coéquipiers : Sandrine, Konrad, Cyrille, David. Les voir tous, à ce moment, me redonne le courage de continuer.
Je suis toujours dans le gaz, mais nous échangeons quelques mots sur notre parcours vélo, et nous nous souhaitons bon courage pour la suite. Sans eux, je crois que je serais rentré à l’hôtel, car cette satanée obsession de la sieste est encore présente. Je m’arrache les derniers lambeaux de volonté pour continuer, en pensant aux centaines d’heures d’entrainement que je ne veux pas avoir faites pour rien. Je me dis qu’après avoir été assez inconscient pour rouler trop vite, il me faut maintenant être assez courageux pour l’assumer. Je vais faire ce marathon en marchant, ou si la chance est avec moi en courant un peu.

Il est 15h lorsque nous commençons à courir, dans cette atmosphère orageuse. Je tente d’accrocher David, 100 mètres devant moi, mais il va trop vite pour moi et me distance rapidement. Je me retrouve encore tout seul, alors que je ne me sens vraiment pas bien. Au passage du premier kilomètre, je réalise qu’il m’en reste encore 41 à parcourir et que cette course sera interminable dans cet état.

Postée au bord du canal, Marlène m’encourage et m’annonce que Konrad est devant moi, à quelques centaines de mètres. Pendant environ cinq kilomètres, Konrad me narguera sans le savoir. Je n’arrive pas à le rattraper, il reste 100 mètres devant. D’habitude je cours plus vite que lui, mais aujourd’hui, à chaque fois que je me rapproche, il m’échappe encore et toujours… Alors que nous courons à moins de 10 km/h. Puis enfin, je peux lui parler :
- « Alors Konrad, on dirait que ça te réussi l’Allemagne !
- Oui, je suis content, ça va bien. Et toi ?
- Bof, je suis tout mou »
Très progressivement, je distance Konrad en espérant secrètement ne plus le revoir avant l’arrivée.
Ce marathon est difficile, avec ses lignes droites interminables au bord du canal. Heureusement qu’à chaque traversée de village, l’ambiance et la chaleur des spectateurs -tous très impliqués- nous remontent le moral. A chaque demi-tour, on mesure l’écart qui nous sépare des copains, et on peut s’encourager mutuellement.

Aux environs du kilomètre 30, un énorme coup de tonnerre éclate juste au dessus de nos têtes. Le ciel est devenu noir, et une rafale de pluie balaye le canal. Une heure plus tôt, il fallait s’asperger la nuque et les cuisses pour avancer, maintenant il faut tenir sa casquette à chaque rafale pour ne pas qu’elle s’envole. L’eau tombe à sceaux, la foudre gronde sans relâche, les chemins se sont transformés en torrents boueux, et mes chaussures gorgées d’eau pèsent 1 kg chacune. Les spectateurs ont couru s’abriter où ils peuvent, et c’est accroupi sous une remorque de camion que je trouve Loic. La situation est tellement surréaliste, que je m’arrête pour discuter un peu, pendant qu’il prend quelques photos :
- « Quelle merde cet orage. Ça gâche tout.
- Oui mais ce doit être pire pour vous, les spectateurs.
- Non, je suis bien sous ma remorque. Je viens de voir passer les autres : David, Laurent, Camilo. Ils ne sont pas loin devant. »
- Alors je vais essayer de les rattraper. D’ailleurs je commence à avoir froid, à l’arrêt sous cette tempête. »
Cet orage m’a permis de retrouver mes jambes, et quelques kilomètres plus tard, à travers le rideau de pluie, je reconnais David. Nous échangeons quelques mots, puis je m’éloigne doucement vers Laurent, puis enfin Camilo que je retrouve en ville vers les derniers kilomètres.

La célèbre ligne d’arrivée de Roth ne ressemble pas à celle des vidéos que nous avions vues. Ce soir, elle est déserte, boueuse et sous un ciel noir. Les photographes s’abritent comme ils peuvent sous d’immenses parapluies.



Mais je la franchis avec un immense plaisir après 12h23 de course, heureux de ne pas avoir abandonné. Merci à tous pour votre soutien moral, qui m’a été indispensable.

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Sandrine :

Roth 2011…..

Et en août 2010, Guénola qui me dit qu’elle veut faire un Ironman mais qu’elle ne le fera pas toute seule. Elle a fini Zurich avec moi alors que j’avais très mal à toutes les articulations de la jambe droite et que je marchais vers le 35e km. Bref c’était tellement naturel de pouvoir essayer de lui rendre ce qu’elle m’avait donné que je n’ai pas hésité longtemps. Ce serait tellement super de finir toutes les deux un Ironman…..

Hiver un peu dur, grosse fatigue liée à un changement de poste, prise en main d’une équipe pas au complet (des gens partis et pas de recrutement lancé), des arrêts maladie de plusieurs mois….bref une gestion des entrainements assez difficile.

Malgré ça j’ai comme une « responsabilité », aller rouler régulièrement avec Guéno pour lui permettre de mener à bien ce projet. Elle a pris des cours de natation et elle court très bien, son seul point faible le vélo et là je me sens comme « investie ».
Bref on prend notre rythme de croisière et j’avoue que je prends plaisir à aller rouler avec Armelle,. Ca me change de Zurich où j’allais rouler toute seule car le rythme des gars n’était pas très adapté.

Puis vient le jour J, alors que j’en ai déjà terminé un, que, même si je n’ai pas réussi à suivre le plan d’entrainement que je m’étais fixé, pile poil, je me sens plutôt sereine avec mon entraînement …. Bref, alors, qu’a priori je n’ai aucune pression, gros coup de stress avant le départ.



On part 5 min après les pros, dernière accolade à Guéno, ça y est c’est parti enfin ….. Je pars et comme toujours impossible de m’allonger dans l’eau, même pas en brasse. Pas de panique je prends mon temps, je brasse, tête hors de l’eau, je me calme, tranquillement, et puis petit à petit je fais la brasse coulée puis j’arrive à me détendre, à m’allonger à faire le crawl, à bien penser à mes appuis, à la glisse…etc. bref je passe la première bouée….un coup d’œil au chrono, tout va bien, j’irai presque vite, on se calme ce n’est que le début. 2e bouée, demi-tour avant la sortie, je continue à bien penser à mes appuis, quelques coups d’œil sur les bords noirs de monde près du départ/arrivée, j’essaie d’être efficace. Je sors de l’eau aidée par les bénévoles, je regarde mon chrono, 1h24… pas possible je nage trop mal mon cardio déconne !
Je prends mon sac pour le vélo, les bénévoles sont gentils mais à tout me sortir n’importe comment, j’espère que je ne vais rien oublier. Je ne peux rien leur dire mais laissez moi faire SVP !!!!
Je récupère mon vélo, et c’est parti…., les jambes sont bonnes, surtout ne pas s’emballer, il y a un marathon à faire derrière. Sur le pont la famille de Loïc, Armelle, la famille de David, des encouragements : que du plaisir !
Un tour de bouclé, les mêmes encouragements, ça fait chaud au cœur. Je vois Guénola arrêtée, je m’arrête, elle a mal au dos, on échange un peu on repart toutes les deux mais on ne va pas pile poil au même rythme. Je ne peux pas l’attendre, tant pis je continue et j’espère qu’elle suivra.
Je me fais doubler par Stéphane qui a l’air en forme, Camilo on échange quelques mots puis sur la fin Laurent, Philippe qui a eu un coup de barre et Cyrille tout va bien sauf que j’ai des nausées et ne peux plus manger du solide.

On se trouve tous à la transition avec David, Konrad, Cyrille…. génial, ça fait plaisir, Guénola n’est pas très loin…super elle a tenu sur le vélo !

Départ du marathon, le vélo a été bien bouclé je suis un peu euphorique, je vais exploser mon temps de Zurich ! Premières foulées, pas top je suis écrasée, trop chaud, pas bien pas possible de respirer correctement….bon on gère. 4e km ça ne va pas du tout je marche, mal au cœur, pas d’air ça ne va pas. Et là le début de la fin … pas de jambes, impossible de manger, trop chaud, nausées, pas bien ….. Mon cardio avait pris l’eau plus aucun repère tant pis je m’en fous n’importe comment je finis.
Et là mal au ventre, pas bien je bois quelque gorgées de coca aux ravitos, je croise Loic qui me dis de courir mais pas possible, un peu plus loin Olivier, sur le bord du canal. C’est pas terrible comme parcours, tout droit le long du canal, il fait trop chaud, je n’ai qu’un envie : sauter dans l’eau ! J’ai trouvé une tactique une éponge sous la casquette, une sur chaque épaule. Tant pis, c’est mon dernier, il faut que je le finisse d’une façon ou d’une autre. Arrivée à un ravitaillement j’entends qu’on appelle et c’est Stéphane qui est par terre les yeux rentrés dans les orbites, déshydraté et qui vient d’abandonner au 17e km…. C’est bête il s’était super bien préparé. Au fur et à mesure je croise tout le monde et mesure l’ampleur des dégâts…. Guéno me double, elle vole, et moi je suis scotchée par terre, elle va beaucoup mieux qu’à vélo. Après le long du canal on joue au yoyo avec Cyrille au moins comme ça on peut s’encourager souvent Mais ce n’est pas grave de toute façon j’ai mal au ventre je ne suis pas bien alors finir sera déjà très bien, ne plus penser…avancer ! Je croise Jean Luc et vois qu’il va finir et ça c’est super ! Arrivée au 25e km un déluge apocalyptique mais au moins ça rafraichi ! Fin du déluge, fin de la course, drôle d’impression à l’arrivée, un gout de loupé mais terminé quand même.


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Jean-Luc (Papa de Loïc) :

IRONMAN ROTH : En suis-je capable ?

Tout commence il y a quelques années lorsque je regardais avec une grande admiration les
Compétiteurs du Triathlon de La Baule… J’étais presque envieux mais surtout très respectueux de ces athlètes.

Et puis, un jour, j’ai supporté mon fils Loic qui avait pris une licence dans un club (V.M.T) en Ile de
France. J’approchais un peu plus ce milieu par ses dires sur ses premiers pas en Sprint et Courte distance. J’écoutais avec attention et le questionnais sur ses entrainements. Bien naturellement, il vint au Longue distance avec l’IRONMAN . Une épreuve dont je ne connaissais pas l’existence, où les distances à mener l’une après l’autre me paraissaient impossibles à réaliser !!! (natation 3.8 kms,vélo 180 kms et enfin un marathon de 42 kms). Nous sommes venus en famille le supporter à Zurich puis à Nice.. J’étais très fier de lui et de ses performances.. Je connaissais ses qualités sportives et son tempérament volontaire mais là, je regardais mon fils avec des yeux d’enfants tout plein d’admiration..

Bien sûr, nos échanges et le fait de le voir ont suscité mon envie.. Une licence en poche et me voilà
dans les entrainements, avec comme objectif la première année, de participer, moi aussi, au CD de La
Baule. Objectif réussi avec beaucoup d’amis et d’encouragements y compris ceux de mon fils qui faisait lui aussi la course.. Se croiser en course à pied et s’entendre dire « Allez papa ». Je le souhaite à tous les pères.. Grande émotion et larmes aux yeux.

Bien évidemment, les courses vécues en « supporter » à Zurich et Nice m’ont motivé. Mon fils le comprit très vite et me tenta une perche pour une participation à Roth. J’étais très touché et très fier qu’il me le propose. L’IRONMAN, c’était sa course et il me proposait un vrai partage de père et fils
pour une compétition hors norme… Cela voulait dire qu’il m’en croyait capable.. Mais moi, en serai-je
capable ? 59 ans, ce n’est pas 35 ans, mon corps résistera-t-il ? Aurai-je la volonté de suivre les entrainements avec assiduité? Saurai-je surmonter mes faiblesses et aller au bout de ce projet fou ? J’avais besoin qu’il me rassure, il a su trouver les mots.. Aout 2010 : Inscription CHALLENGE ROTH .. Le rendez-vous était pris pour le 10 Juillet 2011…

Il ne me restait plus qu’à y mettre les moyens…

10 Juillet 2011 : IRONMAN ROTH

Malheureusement, je suis seul pour cette compétition, mon fils s’est blessé cet hiver et ne peut participer à cette course. Mais il est là ; les rôles sont inversés, c’est lui le « supporter » avec toute ma famille.

Nous sommes logés avec son club dans un hôtel situé à 15 kms du départ. Le réveil sonne à 3h30. Je
me réveille sans difficulté après une bonne nuit, courte mais bonne.. Nous devons prendre le départ
à 4h30 pour nous rendre sur le site ; il faut arriver de bonne heure dans le tri-parc. Nous sommes
5 200 participants et nous partons par vagues successives de 500 triathlètes. Les premiers, les élites partiront à 6h30, les femmes à 7h puis la masse avec départ toutes les 5’.. Je dois partir dans la dernière vague à 7h40. Suivront les relais, un peu plus tard..(ils font la course par équipes de trois).
La pression montait depuis ces dernières semaines. Il était temps, je saturais des entrainements.

Aujourd’hui, c’est le Jour J !! Je me suis entrainé pendant un an ! J’en ai rêvé, j’y ai pensé chaque
jour et chaque nuit. Enfin voilà j’y suis !!

Après un bon petit-déjeuner très matinal, nous allons en famille avec les autres compétiteurs
rejoindre le site du départ natation, ou se trouvent aussi nos vélos déposés la veille. J’ai mes sacs
« bike » de couleur rouge et « swim » de couleur verte avec moi. Le sac « run » bleu a lui aussi été
déposé la veille.. Ah ! Ces histoires de sacs, çà prend la tête pour ne rien oublier.. Conseil : faire une
check-list ! Etonnement, je me sens bien, plutôt même décontracté et j’avance à pied vers le tri-parc,
en respirant profondément.. Je me dis que j’ai beaucoup de chance d’être là et je veux profiter pleinement de ce moment.. Ma femme, mes enfants et petits-enfants se sont aussi levés très tôt.. Ils vont me supporter avec le drapeau français !! Je suis presque serein, je l’ai préparé ; Gwen, mon entraineur et mon fils sont confiants ; je dois l’être aussi.

Et puis soudain, grand moment de stress !!! J’ai oublié mes bidons à l’hôtel !! Mais quel C.. !! Je m’en
veux mais surtout, je me demande comment je vais gérer mes boissons d’avant et pendant course.
Philippe du club de mon fils me donne un bidon d’eau et Arnaud de Savenay un sachet de boisson
énergétique.. Ils me rassurent en m’expliquant que le prochain ravitaillement vélo sera à 20 kms.. Je
me dis que cela ne m’empêchera pas de faire la course et il faudra faire sans !! Malgré tout c’est un
coup de stress dont on n’a pas besoin.. Quel c.. !!

Nous sommes aux portes du Tri-parc, j’embrasse ma famille et je dois les quitter ; je sais qu’ils vont m’encourager et me supporter et en entrant dans le parc à vélos, d’un coup, je me sens très seul ; et
pourtant, il y a 5200 participants avec une forte délégation allemande et 44 nationalités représentées.. On entend toutes les langues.. C’est top !! Cette fois, je suis dedans, je regarde autour de moi, je veux vivre ces instants, je suis comme un spectateur dans l’arène, c’est une sensation bizarre, j’ai attendu ce moment, je me sens concentré sur ma course mais spectateur de quelque chose que je ne connais pas et que je découvre de l’intérieur.. 5200 vélos et hommes et femmes.. le speaker qui chauffe les milliers de spectateurs, la musique, la tension monte d’un cran.. Gwen m’a dit : « raccroche-toi à ce que tu connais et surtout ne te laisse pas impressionner par l’environnement, le matos et les élites ». Il y a les pros et la masse et je fais partie de celle-ci.. Malgré tout je ne peux m’empêcher de regarder autour de moi.. Même chez les pros, la tension est palpable.. Je me dirige vers mon vélo. J’ai hâte de le retrouver, j’ai laissé mes boyaux gonflés hier après-midi et suis un peu inquiet. Tout va bien, le vélo que j’avais bâché avec un plastique est nickel.

Mes voisins les plus proches sont suisses-allemands et anglais.. On parle un peu mais déjà, chacun est dans sa bulle. J’ai le dossard 3151 et nous allons partir dans la même vague. Je me demande si je vais revoir leurs dossards pendant la course.. Il y a aussi un groupe d’italiens, expansifs et fidèles à eux-mêmes dans leurs matos et tenues.. Je regarde le pont qui surplombe le canal ou nous allons nager. Il y a un monde fou. Je pense à ma famille.. Où sont-ils ? Je ne pense même pas au drapeau pour les repérer.. Je reste concentré et j’enfile ma combinaison. Je m’aperçois que je n’ai pas mis la serviette dans le bon sac.. Je n’aurai donc pas de serviette au retour natation.. Il y a plus grave..

Les départs des vagues se succèdent et cela va être notre tour. Je m’avance et je ne fais pas le cake !! J’ai mes lunettes et mon bonnet (couleur bleu foncé) à la main.. Je rentre dans le goulet qui précède
l’accès au plan d’eau, la musique est forte et me prends aux tripes, le speaker nous demande de nous
avancer, j’arrive sur la berge, la tension est à son comble, cela se sent.. Mon cœur bat et je m’efforce
de respirer profondément. Jean-luc, tu pars pour une belle journée de sport alors no stress… J’avance
un pied puis l’autre, malgré l’heure matinale, l’eau me semble bonne, c’est bon, j’avance encore un
peu puis m’allonge immobile.. La ligne de départ est à une vingtaine de mètres. La nage est bonne,
l’eau est plate et il n’y a pas d’algues !!! C’est du bonheur… Je m’approche de la ligne et me stabilise
dans l’attente du départ. Je me suis mis au milieu du groupe pour profiter des autres nageurs. Je sais maintenant que je ne dois pas nager seul. Je regarde encore autour de moi. Il y a un monde fou, le
speaker est à bloc, il y a des gros ballons sur la berge et un bateau pompier qui forme de grands jets
d’eau ; c’est superbe, tous les bateaux de sécurité et d’assistance sont dans les starts, moi aussi…
Pan !! Cà y est, c’est parti..

On se bouscule un peu mais pas trop, je suis dans la masse, relativement proche des bouées sur ma
gauche qui séparent les couloirs aller et retour.. L’eau est bonne et juste fraiche, c’est agréable.. Je
vois que je suis dans l’allure avec les autres, cela me rassure et m’encourage, je me parle, je m’applique, j’ai du temps et de l’espace pour cela. Dès que je suis concentré sur ma technique je vois que je remonte des gars, dès que mon esprit vagabonde, je régresse, alors je m’applique encore et encore.. Rappelle-toi des cours d’Alain et les conseils de Manu, je rentre ma tête..

Avant le passage de la première bouée pour le demi-tour, j’aperçois des bonnets jaunes, ceux qui sont partis 5’ avant moi.. Super.. Voilà on vire la bouée, retour sur le lieu de départ avec un rythme constant et appliqué.. Le pont est en vue, il faudra passer dessous puis virer une autre bouée avant d’en finir.. Je rattrape désormais des bonnets violets partis 10’ avant moi.. Super top.. Je me dis que soit je suis dans un bon jour, soit ils ne sont pas très bons.. L’arrivée se dessine et je suis heureux d’en finir avec ces 3800m .. On m’aide pour sortir de l’eau. L’organisation allemande permet de récupérer le sac « bike » rapidement. J’accède à la tente en courant et suis assisté par une bénévole qui m’aide à enlever ma combine et me vide d’un coup mon sac « bike ».. Je suis en maillot de bain et avant de mettre mes affaires de vélo, je lui dis « one moment please ». J’ai la vessie pleine et j’ai besoin de faire une pissette.. L’âge avançant, ça a duré un long moment, je n’en voyais pas la fin.. La bénévole m’attendait toujours, patiemment... Par précaution, j’avais prévu des affaires pour me protéger de la pluie et dont je n’avais pas besoin..Elle savait faire le tri pendant que je m’habillais en me posant la question : Inside the bag ?? Le manque de serviette m’a un peu gêné mais j’ai pris mon temps : + 10’ à la transition vélo. C’est à cause de la pissette !!!!
Je suis content de prendre mon vélo, tiens mes collègues d’à côté ne sont pas sortis du parc, les vélos sont encore là.. Un bon point !! Mon stress revient un peu avec ces bidons oubliés. Il m’en reste un demi, que vais-je trouver au prochain ravito ? J’ai quand même de quoi m’alimenter et j’ai un tube de gel de 100ml.. Ca fera l’affaire mais cela me perturbe quand même.

Je prends la route à la sortie du parc, et là bonne surprise, la famille est là. Mon fils sur le côté gauche
pour immortaliser son père en photo et ma femme Joëlle, ma belle-fille Laurianne et mes petits-enfants un peu plus loin sur la droite et agitant le drapeau français.. Quand même !! Je me sens bien, je leur fais signe et me voilà parti pour une sortie de vélo de 180 kms.. Il y a un monde fou sur le bord de la route, c’est réellement comme au Tour de France ; j’ai fait des courses de vélo, mais mise à part la « Bernard Hinault », je n’ai jamais vu cela.. Bravo les allemands, ce sont de vrais supporters !!!! Jusqu’au premier ravito, j’ai toujours cette histoire de bidons qui me travaille.. Je suis rassuré en arrivant quand je vois l’organisation et la profusion des bidons d’eau, de boissons énergétiques, de
bananes et autres alimentations.. Tout va bien, je vais gérer, j’ai récupérer 2 bidons à la volée.. Et
prochain ravito dans 20 kms..

Maintenant, il faut se concentrer sur le parcours, sur l’alimentation et le cardio.. Il fait très bon et je
perçois que la journée va être très chaude.. Sois prudent me-dis-je.. Gwen et les membres du club
qui ont fait ce type d’épreuve m’ont conseillé de boire une gorgée toutes les 10’ et je mange toutes
les demi-heures. J’ai réglé mon chrono et en fait, cela revient très vite. Je reste concentré sur mon
allure.. Je me fais doubler par des gros moteurs, les premiers qui ont déjà 90 kms d’avance sur moi..
Ils sont hors norme ces gars là mais c’est très beau à regarder.. Dans tous les beaux villages de Bavière que nous traversons, la population est super présente et hyper enthousiaste. Je suis ému.

J’ai reconnu le circuit en voiture la veille et j’ai mémorisé les difficultés. Il y a 1450m de dénivelé avec
4 bosses dont une plus sévère que les autres. La pente est assez raide en lacets à travers un petit
village et suivi d’un faux plat.. Il y a un monde fou dès le pied de la bosse, la fête, la musique et de
nouveau un speaker.. Je suis bien et j’attaque la bosse en danseuse sur un bon rythme, remontant
quelques autres coureurs.. Le speaker me remarque et me présente en allemand; « john-louc
dumousoÏ von Frankreich !! go john-louc !! go john-louc !! go john-louc !! Il scande au rythme de
mon pédalage et l’ensemble de la population suit.. C’EST ENORME !!!!!!! Je suis champion du
monde !!!

Le faux plat fait quelques dégâts, pour moi les jambes sont là mais je reste prudent ; avec ce genre de
situation, on peut vite s’enflammer mais je fixe mon cardio et je suis à l’écoute de mes sensations..
Tout va bien mais je flippe pour le marathon..

Une autre difficulté se présente au km 80 et 160.. J’avais été prévenu ! C’est une bosse d’1 km environ assez droite dans le centre d’un village : Le SOLARBERG.. 25 000 à 30 000 personnes de chaque côté de la route avec pour passage la seule place d’un coureur. Comme l’Alpe d’Huez au Tour de France.. EXCEPTIONNEL !!!!!!!!

Le sport permet de vivre de telles émotions avec tous ces gens qui vous encouragent par votre prénom.. C’est à vivre, et moi, je suis là et je le vis, à mon niveau bien sûr, mais c’est tellement chaleureux et enthousiaste.. Quel bonheur de vivre cela.

Je suis sur une portion roulante entre 36 et 37 km/h, en position aéro, de nouveau très concentré et
j’entends le bruit d’une moto qui me passe ; je lève la tête et je vois un cameraman me filmer.. Du
coup, je m’applique, plutôt fier d’être filmé quand soudain, je vois la triple championne du monde à
Hawaï, Christie WELLINGTON me passer à 45 ou 50km/h.. (sans commentaires, si grand respect!!!) .

Je boucle le premier tour et je suis heureux de retrouver ma famille au 90 kms.. Le drapeau français
est encore bien présent, et c’est bien car je les retrouve dans la foule grâce à ce drapeau. C’est bon
de les voir.. De nouveau l’émotion me prend, et j’entends Loic me crier : arrose-toi !!.. Je suis c.. ,
Gwen et Loic me l’avait pourtant dit et je n’y pensais pas, tellement concentré sur mon
alimentation ; il fait 35° et il est 13h !! Sur le 2ème tour je ne l’oublie pas et cela me fait beaucoup de
bien.. Je m’arrose les jambes, les bras, la nuque.. C’est rafraichissant.. Je suis sur la 2ème boucle de ce circuit mémorisé pour toujours. Il fait très chaud, je m’alimente et je bois mais j’ai un peu plus de mal à me concentrer sur le timing.. La sensation reprend parfois le dessus et malgré tout, la fatigue est accumulée par la chaleur.. Je me re-concentre et je visualise parfaitement ce qui me reste à faire, sauf pour les 10 derniers kilomètres, car la dépose vélo se fait sur un autre site.. Je finis bien la fin du vélo à + de 30km/h de moyenne, malgré tout, j’en ai assez, j’ai hâte de déposer le vélo et de me mettre à courir..

Enfin, je finis le vélo et je suis de nouveau assisté d’abord par la prise de mon vélo, puis par une bénévole qui me demande : « Can I help you ? » Je lui réponds que non « I am OK » et je lui demande un verre d’eau. A son retour, elle me dit : « you will finish !» , je lui réponds « I hope » et de nouveau elle dit « I am sure, you look fresh !! ».. Cela me fait sourire mais ce sont des paroles très encourageantes, car ce marathon maintenant j’en ai peur.

Je la remercie de son assistance et je lui demande les toilettes, car de nouveau une longue
pissette…J’ai encore pris mon temps : 9’ à la transition cap . C’est encore à cause de la pissette !!
Gwen m’a dit « la natation c’est l’échauffement, le vélo, la mise en jambe, la course commence
vraiment au marathon ».

Justement, je m’y attaque et les premières foulées passées, j’ai de bonnes sensations, je ne sens pas
mes jambes lourdes. Je suis les conseils de Gwen et Loic et j’y vais cool et détendu. Il y a toujours
autant de monde même plus car nous sommes dans le village arrivée.. J’ai un tube de gel de 100ml
dans la main car je ne supporte pas les ceintures. Je m’y suis habitué à l’entrainement et cela ne me
gêne pas.
Je sors de Roth et rentre dans un bois, il y a une bosse à passer, je ne la sens même pas, en fait, je ne m’en apercevrais qu’au retour, à la descente... En haut de cette bosse, je retrouve ma famille ; Ah
cela fait du bien mais c’est très furtif, je continue et je ne prends pas le temps de m’arrêter discuter..
Cela fait du bien d’être encouragé mais sur ce parcours du marathon à Roth, les spectateurs ne sont
pas gâtés. Ils nous voient passer peu de fois. Je pense à Zurich, ou nous avions la chance de voir les
coureurs de nombreuses fois.

Je me teste sur les premiers kilomètres et au km 4, je regarde mon chrono.. Je n’ai fait que le dixième
et je sens que cela va être long ; je décide alors de ne plus regarder mon chrono pour ne pas me mettre de pression. Objectif : Aller au bout !!
Je positive, j’ai fait la natation et le vélo sans souci (enfin ma chaine a sauté 4 fois, ce qui ne m’arrive
jamais !!), je suis sur mes 2 jambes et maintenant, je serai « finisher » même si je dois marcher ou
ramper !!

Je croise Loic, photographe d’un jour, et on discute un peu en courant. Il m’encourage et cela fait du
bien.. J’avance à un rythme régulier entre 8 et 9 km/h et je m’y colle.. Nous longeons un canal, je ne
suis qu’au 8 km et j’avance au rythme des ravitos. Un coup de gel et de l’eau, aussi des pastèques,
cela rafraichit.. Je m’arrose toujours, la température est chaude et lourde.. Je prends le temps de m’arrêter au ravito puis repart en course aussitôt. Surtout ne pas marcher…
Au fil des kms, je croise sur le premier semi les copains de club de loic, ils ont de l’avance sur moi. Ce
parcours ne me plait pas ; il est lassant, la course au bord du canal est parfois ponctuée par le passage d’une grosse péniche, cela change un peu.. J’aperçois un pont et des coureurs dessus. Nous allons faire une boucle dans un village. Toujours autant de monde, je suis de nouveau encouragé par un speaker « john-louc von Frankreich ». C’est que je m’y habitue !!! Je le remercie par un petit signe de la main..

Voilà enfin, je finis cette boucle pour revenir.. Je suis au km 12, j’ai déjà fait plus d’un quart, il ne reste que 3 fois 10kms ou 6 fois 5kms… Mon moral est boosté car au retour, je croise ceux qui sont derrière moi et ils sont nombreux et pour certains très loin derrière. Cela me motive ; au retour, à la sortie du pont il y a une belle bosse, 9 sur 10 marchent.. Surtout ne pas marcher !! Je la passe en
courant et j’en double un certain nombre..
Au km 18, j’ai mal au jambes mais heureusement ce mal passe, j’arrive au km 21.. J’ai fait la moitié, il
ne reste plus que 2 fois 10kms. Damien m’a dit à Sireuil que je devrais passer sans coincer.. Je m’y
accroche !!

Je retrouve loic au km 22, l’orage menace et des éclairs s’annoncent. De nouveau il est là avec ses
mots « finisher papa, finisher!! » Je le serai ! Les gouttes sont de plus en plus grosses et je sens que
l’orage va éclater.. Le ciel est noir, les éclairs illuminent le ciel et bien sûr la pluie devient
diluvienne..C’est terrible, il reste encore 20 kms. Certains coureurs s’arrêtent pour s’abriter, d’autres
marchent, cela ne sert à rien me dis-je, je continue.. Surtout ne pas marcher !!

Je pense à ma famille.. Où sont-ils ? Ont-ils pu s’abriter ? 9ans 4ans et un bébé, ce n’est pas facile à
gérer.. Ce sont des journées difficiles pour les supporters mais avec de jeunes enfants, c’est aussi un
Ironman pour eux !! Cet orage est si soudain !! La pluie redouble d’intensité, les muscles sont durs et
les chaussures sont lourdes par cette pluie.. Et toujours ce fichu canal.

Je suis au km 25, il m’en reste 17, désormais, je suis passé au coca au ravito et aussi un peu d’eau
avec mon gel.. Nous rentrons dans un bois, inondé par la pluie, je cours dans les flaques d’eau et la
terre boueuse.. Fait ch.. !! Surtout ne pas marcher !!

La boucle tourne au km 29 dans un petit village, malgré la pluie qui semble s’atténuer, la population
est dehors avec parapluies pour nous encourager.. Mon moral est au top, je croise de nouveau les
coureurs qui sont derrière et je double ceux qui marchent..

Je suis au km 32.. Plus que 10, j’irai au bout, j’en suis sûr.. 10kms ce n’est rien, tu les as dans les pattes jean-luc, pas de problème.. je repense à ma famille, ou sont-ils ? Peut-être sont-ils rentrés à l’hôtel avec les enfants.. 36 kms, 37, 38.. Je suis presqu’au bout.. Au km 39, loic me récupère, nous allons terminer la course ensemble.. Je l’ai imaginé tant de fois à l’entrainement ce passage de ligne avec lui.. j’ai même pleuré d’émotion en y pensant quand j’étais seul sur la piste à faire mes séries hivernales.. Cette fois, tu y es jluc..

Il nous reste une boucle de 2 kms à faire dans Roth.. On discute, je peux faire moins de 14h, ce serait
génial !! On regarde les temps, oui, ça va le faire.. Curieusement, j’éprouve le besoin de marcher, j’en
ai assez quand même, je marche une trentaine de mètres, surtout ne pas marcher !! Je repars..
Les derniers 500m sont sécurisés par des barrières où ne peuvent passer qu’un ou deux coureurs.
J’entends le speaker, les cris, la musique, la pluie a cessé et le monde est présent malgré la tombée de la nuit.. J’arrive sur un mini stade recouvert d’un tapis rouge, malgré l’approche de la nuit, j’ai l’impression d’arriver au grand jour avec toutes ces feux et lumières.
Loic me dit « profite » Il a raison, je regarde et je pompe…la ligne est à 100 mètres, 80, 50.. Je prends la main de Loic , 30,20 puis 10 mètres..
Nous franchissons la ligne ensemble, main dans la main et les bras tendus en signe de victoire..
Oui c’est une victoire, juste sur moi,

La ligne franchie, je tombe dans ses bras, je ne me souviens pas de l’avoir remercier sur l’instant, mais ce moment restera gravé dans nos mémoires.. Histoires d’hommes, ou plutôt de père et fils !!!!!



En récompense, je reçois la médaille et la bise de Mme Christie WELLINGTON triple championne de
monde (oui celle qui m’avait doublé en vélo) Trop fort jluc !!!!!!!!!
Et tout juste après le baiser de ma femme Joelle.. Trop fort jluc !!!!!!!!

FINISHER !
13h 58’ 25’’

Ce challenge personnel, je l’ai réussi et j’en suis heureux. C’est aussi grâce à mes proches, famille,
amis, collègues que je suis allé au bout, et je veux remercier :
- Les dirigeants de ma société et mes collègues qui m’ont permis d’aménager mes congés pour
faire mes entrainements,
- Mes collègues les plus proches qui m’ont encouragé et soutenu oralement ou par des écrits
et des mails très touchants..
- Mes potes de vélo,
- Les bestioles qui m’ont si bien accueilli au club, il y a presque 2 ans.. Une mention
particulière pour la ligne 4 en natation, mais aussi tous ceux qui m’ont bien conseillé et
entrainé.. Ils se reconnaitront !
- Mes amis et bestioles qui m’ont soutenu avant, pendant et après la course par des mails
super sympas..
- Mes amis proches et les ricains qui ont suivi la course et l’arrivée sur Internet..
- Le groupe V.M.T. de ROTH et aussi Arnaud Godefroy..
- Laurianne et mes petits-enfants présents sur la course
- Joelle, mon épouse qui ne m’a pas beaucoup vu cette année..
- Gwen, mon entraineur,(qualifié pour la 2ème fois au Championnat du Monde à Hawaï), pour
m’avoir amené sur la ligne - Enfin Loic, mon fils, pour me l’avoir proposé et permis de vivre cet évènement inoubliable..
Je sais que sa déception était grande de n’avoir pu participer.

And the best is yet to come

--
David :

Roth..12h18'56..
Une natation en 1h25'45 satisfaisante pour l'enclume que je suis…
Un vélo qui part fort sur du 32 de moyenne..puis patatra..au 18ème alors que je me décide de monter une petite bosse souple sur le petit plateau..Quand je veux remonter le 52..Le cable làche ! 162 bornes sur le 38x11..bah faut tourner les jambes..J'ai pensé abandonné 30 secondes..Mais non..6h06 au bike..je perds grosso modo 15 minutes sur ce petit plateau !
La CAP part difficilement..très mal au dos..mais cela passe et je me surprends à me sentir de mieux en mieux..Les encouragements familiaux y sont pour beaucoup !
La seconde partie de la CAP sera plus difficile..mais bon, j'accroche les 4h35 !

Je tenais, je pense, la forme..On ne saura jamais si les 15 minutes perdues en vélo ..ont été regagnées sur ma fraicheur issue du petit plateau en CAP..et si les 12h étaient jouables !
RV pour de prochaines aventures..

Les résultats des VMT (et des meilleurs) :
A noter les 2 WR !!!!

1/1/Raelert, Andreas(GER)/00:46:18/04:11:43/02:40:52/07:41:33
2/2/Kienle, Sebastian(GER)/00:49:58/04:12:46/02:52:02/07:57:06
3/8/Williams, Keegan(NZL)/00:51:32/04:26:23/02:54:52/08:16:01
1/51/Wellington, Chrissie(GBR)/00:49:49/04:40:39/02:44:35/08:18:13
2/60/Wagner, Julia(GER)/00:51:28/04:54:27/03:07:25/08:56:23
3/52/Keat, Rebekah(AUS)/00:51:27/04:51:05/03:13:51/08:59:22

681/162/1044/Moyse, Jérome(FRA)/01:07:11/05:09:50/04:15:39/10:38:57
1076/187/2178/Dr. Demarine, Olivier(FRA)/01:00:25/05:23:11/04:39:32/11:09:44
1291/280/326/Vallee, Gilles(FRA)/00:59:29/05:30:43/04:47:15/11:27:15
1758/462/1905/Dr. Megras, Herve(FRA)/01:11:04/05:42:19/05:08:16/12:10:03
1781/469/2880/Lacroix, Laurent(FRA)/01:10:17/06:14:00/04:35:27/12:12:21
1821/377/2685/Palma Pena, Camilo(FRA)/01:19:08/05:47:11/04:57:25/12:17:04
1848/382/2671/Névot, David(FRA)/01:25:45/06:06:07/04:35:27/12:18:56
1884/357/2225/Jauset, Philippe(FRA)/01:28:49/06:11:53/04:29:22/12:23:04
2018/387/2877/Konrad, Renard(FRA)/01:23:01/06:05:00/05:00:15/12:41:02
272/51/848/Tournellec, Guénola(FRA)/01:20:40/07:09:50/04:34:29/13:22:15
2271/454/3216/Duchemin, Cyrille(FRA)/01:32:45/05:47:03/05:47:19/13:29:01
2367/75/3151/Dumusoy, Jean Luc(FRA)/01:27:18/06:43:29/05:27:26/13:58:25
314/67/827/Douspis, Sandrine(FRA)/01:24:54/06:51:41/05:38:15/14:09:00
/2184/Dr. Douspis, Stephane(FRA)/01:06:25/05:35:13/DNF

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