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19/08/2010

Saga de l'été - IM de Nice - Episode 3 - Olivier, 'Finisher' - c'est bien...Papa - c'est mieux !

posté à 08h36 dans "News"

Voilà une épreuve qui restera gravée à plus d’un titre.

Tout d’abord une préparation qui s’est bien déroulée bien que l’ hiver capricieux m’ait contraint à abuser un peu trop à mon gout du home trainer.

Niveau chiffres, 2000 km de selle et 500 à pied depuis le 1er janvier et aucune blessure à signaler.
8h d’entrainement hebdomadaire en moyenne et plutôt 10 les 2 derniers mois. Ce n’est pas énorme mais le travail me mange beaucoup de temps: et oui il faut bien s’occuper de ceux qui se surentrainent et se blessent!!!

Cette année, j’avais pu aller reconnaitre le parcours vélo en partie ce qui m’a bien aidé dans la gestion de l’effort. Nous avions même prévu avec Emma de partir 8 jours avant l’épreuve, pour prendre un peu de chaleur avant le grand jour.

Mais un petit être nommé Naël est venu(et ce n’est certainement que le début) perturber les plans de ses parents bien plus tôt que prévu ,départ annulé; direction la maternité et naissance le mardi 22 juin à 14h….Il n’est à ce moment là bien sûr plus question d’Ironman, j’ai de quoi m’occuper à Montmorency! Dommage la forme était là, mais il y a des choses plus importantes et encore plus émouvantes!

Mercredi, Naël(en couveuse) et sa maman étant tous les 2 en bonne forme, Emma me donna carte blanche pour aller finalement à Nice: je l’en remercie encore!! Bon faut pas abuser quand même , je limite le déplacement au minimum: départ vendredi matin avec Marlène(merci pour ta conduite récupératrice pour moi) et retour lundi matin à 6h30 pour Paris en TGV.

A ce moment là, le moral est gonflé à bloc, la semaine est déjà réussie pour moi, la course c’est la cerise sur le gâteau! Pas de stress donc, mais je sais bien qu’il réapparaitra la veille de la course jusqu’au coup de pistolet du départ.

Que du bonheur, donc, de retrouver le VMT en vadrouille à Nice.

Je passerai succinctement sur la pasta party qui ne laissa pas un souvenir impérissable hormis le fait d’être en extérieur.

Le samedi c’est l’organisation de la course et le dernier entrainement natation pour «gouter » l’eau salée et le dépôt des vélos et sacs de transitions au parc sur la promenade.
Nous croisons beaucoup de vélos, erreur fatale à certains concurrents que de faire du vélo un samedi après midi sur la promenade bondée de touristes et plagistes à poussettes où comment réduire à néant la course du lendemain par un chute….

Le soir, retrouvaille des VMT pour les photos de groupe avec nos fidèles accompagnateurs.

Après une nuit reposante mais éveillée, le rituel du gâteau sport!
Départ à pied pour 15 min jusqu’au site de l’épreuve.

La boule au ventre est bien là, le soleil s’étire et prépare son passage au dessus des collines, la journée va être longue, chaude et superbe!

Enfilage de la combi, attention de ne pas oublier les lunettes( ça peut servir) et on s’incruste dans le serpent de pingouins qui dandinent jusqu’à la plage du centenaire, le tout en musique.

Maintenant, il faut choisir le bon sas de départ. Mon choix s’était porté sur les 1h10(pour faire entre 1h10 et 1h15). Ce dernier etant déjà bien garni , Jérome D dit « Choco »me fait astucieusement remarquer, que le sas voisin des 1h02 est quasi vide. On s’y glisse côté limitrophe des 1h10 en 4 ou 5ème rideau.

L’hélico arrive, la tension est palpable, le volume de la musique monte, ça va péter… et boum!!! Les 1ers se jettent à l’eau, ça va remuer, la grande bleue devient blanche d’écume. Départ crawl waterpolo sur 100m, impossible de rentrer la tête, trop de monde, trop de bagarre: là il ne faut pas s’arrêter ni perdre les lunettes car derrière le rouleau compresseur avance!!!

Tout rentre dans l’ordre vers les 600m(bouée de la 2ème boucle). Là, je sais que le côté stressant de la course est passé, maintenant, on s’applique sur la nage, on oriente, et on profite de l’eau claire(une pensée pour le lac d’Enghien) et des collines coiffées par le soleil levant.
La 1ère bouée des 1000m arrive et ça bagarre de nouveau: merci à ceux qui brassent et distribuent des coups de tatanes… ça sera un peu le cas à tous les passages de bouées, pas grave…
Sortie de l’eau, agréablement surpris par mon temps, 1h11, mission accomplie pour l’échauffement natatoire.

La transition est longue, je choppe mon sac(bien repéré la veille) et file sous la tente assez loin où il y a moins de monde. Je baisse la combi jusqu’aux chevilles et enfile dossard, casque et lunettes comme d’hab. mais un bénévole me croyant en détresse combi aux pieds tire dessus et manque de me faire tomber! On remballe tout le sac qu’on jette au drop off et le footing jusqu’au vélo reprend(un bon 150 m).

Mon vélo m’attend sagement, 3 rangées après le kiosque à journaux, la ballade cycliste peut commencer.
J’enfourche le vélo et qui je vois? Jérôme D, cool on va pouvoir rouler un peu ensemble s’il n’a pas décidé de partir trop fort.

Nous avons jouer au jeu de qui réussira à mettre ses chaussures le plus tard possible….1km500 je crois…on a pas été bien doué….
Je croise mes parents, postés à Vence, ça fait plaisir d’être encouragé loin de ses bases.
Bref c’est parti, on roule ensemble pendant presque 2 h mais notre ballade commune est perturbée par une arbitre qui ne semble pas voir d’un bon œil 2 gars d’un même club rouler ensemble…pourtant on faisait très attention aux distances.
Conclusion, dans le col je laisse partir Jérôme…bon d’accord, en fait il me largue à la pédale….on peut toujours rêver.

Le parcours se déroule sans accro, je prend mon ravito perso en haut du col. Dès 9h30, la chaleur se fait sentir même en altitude, ça promet pour l’aprèm au bord de mer… Au km 85, je reprend Olivier D dit « Bim ». Il me dit que ça ne gaze pas trop, je lui répond de serrer les dents, dans 5 km une descente se profile.

Le parcours est de toute beauté, surement un dès plus beaux parcours de tri.
La fin du circuit est descendante, ça roule fort, certains prennent beaucoup trop de risques et finissent dans les parapets….le marathon sera dur pour eux s’ils arrivent à rentrer à Nice…

Retour à Nice, où, avant l’aire de transition nous croisons les coureurs à pieds, je cherche les collègues . Ça y est le premier, c’est Jérome M, puis Choco et Gillou. Bon je dois être 4ème du club.

Transition rapide, j’enfile mes Booster, le bénévole me renverse mon sac et vire tous mes sachets d’Adiaril rangés soigneusement en part égale dans chaque chaussure…..je les aime beaucoup les bénévoles mais là ça fait 2 fois… allez je repars avec le sourire quand même , content de mon temps vélo en 5h44 pour 177 km au compteur.

Les premières foulées partent bien (heureusement car il y en aura beaucoup d’autres à faite). Je veux me tabler sur du 10.5 km/h.
Je regarde ma montre: 12.5. Je calme je jeu, c’est dur de se freiner mais j’ai bien compris comment on explose sur le 2ème semi à Zurich quand on part trop vite.

Premier ravito et là, douleur dans e bas ventre…oh non, pas ça maintenant c’est beaucoup trop tôt. Je prend mon ravito en marchant vite, repars et re-douleur au ventre… allez je cherche les toilettes, faut faire quelque chose! Les voilà! C’est pas trop tôt! Un bon pissou(tient j’ai du assez boire en vélo, bonne nouvelle). Je pense que c’est bon , je recours et c’est encore là….Quelques mètres se passent puis plus rien, chouette! 1er passage à l’aéroport(km 5.250) ça va mais après tous les ravitos, la douleur au bas ventre revient sur les 10 premiers mètres, bon faudra faire avec jusqu’au bout.

La fin du 1er tour arrive et j’aperçois mon Gillou, qui marche…Aïe son estomac ne le laisse pas tranquille, c’est ce qu’il me confirme…ça va se finir au courage…
58 min pour ce 1er tour, tout va bien, je croise les autres VMT, Bim, Hervé, Loïc etc.…

2ème tour en 1h, la chaleur fait son effet, je préfère perdre un peu de temps au ravito et bien m’arroser. La recette du jour pour moi: 1 Adiaril et 1 gel tous les 2 ravitos+ 2 verres d’eau sur la tronche et 1 de boisson énergétique à tous les ravitos. Je commence à esquiver le portique de douche qui transforme mes godasses en bateau.(Ahhh les Asics Noosa trouées dans la semelle…hein Jérôme M!)

3ème tour, je le redoute car le fameux 2ème semi commence et c’est là que le chrono se joue… Les quadriceps durcissent, je n’en attendais pas moins, mais je supporte bien la chaleur.
On commence à voir les premiers éclopés qui marchent, vomissent ou s’allongent sous les cocotiers pour récupérer: un seul but, FINIR et le plus tôt sera le mieux.

Je vois que je tiens à peu près ma cadence, 1h02 au 3ème tour. C’est mentalement le plus dur.

Car le 4ème, on sait tous que c’est le dernier et que 10 bornes, même en rampant c’est faisable.
Je regarde le chrono au km 31.6, je sais qu’en dessous des 11h, c’est foutu mais ça c’était en rêve!

Je ne saute surtout pas de ravito pour ne pas avoir le coup de bambou de la fin qui m’empêcherait de savourer ma dernière ligne droite.
Plus que 5 km, on voit au loin l’arche d’arrivée, j’ai l’impression d’accélérer mais mon GPS reste sans réaction…
Ce n’est plus que du bonheur, je pense une énième fois à Emma et Naël qui m’attendent, je sais que ma course s’est déroulée comme prévue et ça c’est génial!

Derniers 100m, musique à fond, le speaker en pleine forme annonce les noms des arrivants dont le mien, il me manque mon fiston dans les bras, mais ce sera pour la prochaine.

Sentiment d’avoir concrétisé les efforts consentis depuis des mois et un marathon en 4h04 comme prévu, 11h07 au total.

On nous passe la médaille au cou, elle semble bien lourde après une telle journée…Je récupère le « saint Graal » qu’est le T-shirt de finisher et mon sac de fringues. Je retrouve les Jérôme arrivés avant moi dans l’aire de récup’. Il est temps de boire une bonne soupe et de mettre les jambes en l’air. Je pense à tous les copains qui ont encore de longues minutes à avaler le bitume de la promenade…

Dans ce jeu des courses d’endurance , les guerriers sont derrière car du 1er en 8h30 au dernier en 16h, tout le monde est à son maximum sauf que de le maintenir 16h est autrement plus remarquable qu’en 8h30!

Bravo à tous et plus particulièrement aux « bizuts » de l’Ironman qui ne savaient pas trop où ils mettaient les pieds et partaient avec moins de repères.

A l’année prochaine Olivier R

 


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