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15/08/2010

Saga de l'été - IM de Nice - Episode 2 - Laurent ou un récit 'Balzacien' !

posté à 19h02 dans "News"

Mon 1er IRONMAN !!

En m’inscrivant au club VMT en septembre dernier, je ne m’imaginais pas me lancer dans une telle aventure, même si j’étais fasciné par cette épreuve mythique et la performance hors du commun de ces triathlètes.

Et puis au fil des semaines, l’idée de participer moi aussi à un IM m’a traversé l’esprit…Beaucoup au club en parlait…Le nombre d’inscrits à l’IM de Nice augmentait chaque jour un peu plus…10 puis 15…Fin décembre je regardais chaque jour le nombre de places restantes…500 puis 300…200…Il était temps de se décider de se lancer dans l’aventure ou non ! Et je me suis dit : Allez pour tes 40 ans, offre toi un moment inoubliable…Fais-toi un gros « trip » !! Ne remet pas à l’an prochain ce que tu peux faire dès cette année.

Début Janvier 2010 : Je fais enfin « chauffer » la carte bleue…aye !! 450 € tout de même 
Et me voilà parti pour 6 mois d’entrainements de plus en plus intenses (15 H en moyenne par semaine). Jamais je n’avais fait autant de sport de ma vie…Plus de 20h même la semaine de la pentecôte !! Au début, j’ai eu des difficultés à enchaîner les entrainements, puis peu à peu je m’y suis habitué et mon corps commençait à encaisser de mieux en mieux la charge de travail !! Peu à peu je prenais confiance en moi, même si je n’avais aucune idée de ce qui m’attendrait le jour J…si ce n’est d’avoir mal, très mal !!
Début Juin, on sort de la phase foncière lourde. Les grosses sorties vélo sont derrière moi !! Ouf !! Mais plus beaucoup de jus !! Cela reviendra petit à petit jusqu’au jour de la course.

Jeudi 24 juin : J-3
5h du mat, Cyrille passe nous chercher moi et mon « btwin » : On rejoint William et Philippe pour faire la route ensemble. Et de quoi parlons-nous bien sûr pendant le trajet ? Tous les 4 allons vivre notre 1er IM…la pression monte gentiment !! Et William, son I-Phone à la main, de nous annoncer régulièrement la météo prévue ce dimanche. Comment ? Il va pleuvoir !!?? L’histoire va nous prouver l’inverse. A peine arrivés à Nice, on file à l’Expo village pour retirer nos dossards. Plus de doute : on y est !!
Je commence vraiment à prendre la mesure de l’évènement.
On retrouve à la résidence les copains du club. Et un groupe d’italiens un peu trop bruyant à mon goût ! 

Vendredi 25 juin : J-2
Je retrouve en début de matinée Yves, William, Cyrille, Philippe pour un petit réveil musculaire. Jean-Luc est également de la partie. On enfile nos combis pour un entrainement léger dans la mer. Autour de nous, ça parle anglais, espagnol, allemand…L’impression dans l’eau est bonne, la température de l’eau agréable…bonnes sensations…Seul bémol : Ces p….de galets qui me font super mal aux pieds.
Après un petit déjeuner pris en terrasse sur la promenade des anglais (on est là pour profiter aussi), on décide de reconnaître en voiture la première partie du parcours vélo, jusqu’au sommet du col de l’ècre. Après la côte de la Condamine, on a l’impression que cela monte tout le temps et les pentes du col de l’ècre nous paraissent raides !! On se regarde tous dans la voiture, on rit...mais un peu crispé tout de même. On revoit déjà à la baisse nos temps sur le parcours…tant cette partie du parcours nous paraît compliquée et dure. Seul Philippe en salive d’avance, c’est un terrain fait pour lui.
Le soir, je retrouve tous les copains du club à la pasta party…tous sauf un … manque à l’appel Hervé qui devra prendre sa voiture pour faire la route de nuit…son avion étant annulé ! Merci Easy Jet !!

Samedi 26 juin : J-1
Tôt le matin, je passe un coup de fil à Hervé pour savoir où il en est. « Valence », me dit-il !! Mince il reste pas mal de kilomètres encore et le retrait des dossards se termine à midi!!!
Petit tour en vélo sur la promenade pour les derniers réglages, et mauvaise nouvelle pour moi : j’ai des soucis pour passer certaines vitesses, je ne peux même plus passer sur le petit plateau. Gros coup de stress pour moi : j’abandonne Yves, Cyrille, Philippe et William pour me rendre au stand Shimano au village expo.
Entre temps, Hervé est enfin arrivé, il est même escorté jusqu’au village par ceux que j’avais laissé quelques minutes auparavant.
Après une courte sieste, je finis de préparer mes sacs. Surtout ne rien oublier !!
En compagnie d’Hervé, je pars déposer mon vélo dans le parc, on croise Loic et sa petite famille sur la promenade. Très bonne organisation : On attend très peu pour déposer le vélo et les sacs Bike et Run. Je suis ébahi par le parc vélo…des cycles à perte de vue plus beaux les uns que les autres…On me marque sur le bras et le mollet, mon numéro de dossard 1608 !!
Un dernier petit tour au village expo pour acheter quelques souvenirs (T-shirt, casquettes) et retour à l’hôtel pour la photo de famille VMT…des pâtes et au lit !!!


Dimanche 27 juin : J
Lever 4h, au menu : banane, riz au lait, berocca, ACM20, aspirine et imodium !! 
Réveil tranquille mais Hervé et moi sommes peu locaces. On est déjà ailleurs, dans notre course ! Les autres semblent déjà partis, on les retrouve dans le parc, sous la tente. Cette fois-ci, on y est vraiment, hormis le speaker qui s’égosille, ça parle peu, on s’encourage, on se tape dans la main, on se souhaite tout le meilleur pour la course… Olivier m’aide à fermer ma combi, et je descends vers mon sas -1h22, je suis à peu près au milieu en limite des barrières qui s’épare mon sas de celui des -1h18. Je suis un peu angoissé bien sûr à l’idée de rentrer dans cette lessiveuse, mais je suis assez tranquille malgré tout bizarrement. J’ai un moment de frissons quand tout le monde lève les bras et tape des mains sur « I gotta feeling » des Black Eye Peas !! Punaise, ce n’est pas vrai ! Me dites pas que je participe à l’IM de Nice. Et paf, c’est parti… Je fais attention à mes pieds en descendant la plage de galets. Pas envie de me blesser…A peine le temps de dire Ouf que je suis déjà dans l’eau, et c’est parti pour l’essoreuse…on me nage dessus, j’en fait autant, y en a un même qui me prend la jambe…Je donne « gentiment » alors des coups de pied… c’est de bonne guerre ! Malgré cela, je suis plutôt serein, pas vraiment stressé, je m’applique à faire mes mouvements du mieux possible à mon rythme …mais jusqu’au moins la première bouée, c’est compliqué d’avoir une nage régulière, et ce n’est pas évident à ce moment là, comme le conseillait Gwen, de prendre les pieds d’un nageur…beaucoup nagent de travers, et moi le premier sûrement !! Peu à peu, les distances se font, et je commence à avoir une place suffisante pour nager correctement. L’australienne approche alors, je l’appréhende un peu, à cause des galets mais des bénévoles nous aident à sortir de l’eau, je jette un coup d’œil au chrono, je suis dans mes temps ce qui m’encourage pour la fin du parcours natation…Quelques vaguelettes se forment mais cela ne me gêne pas. Je poursuis jusqu’au bout des 3.8 km et pense à battre des jambes vers la fin…je sors de l’eau en 1h18. Je suis rassuré par mon temps, et trottine vers la transition…Là je prends vraiment mon temps (13’), trop sûrement…mais l’important est ailleurs. Je n’oublies rien (me verser une bouteille d’eau pour me dessaler, crème solaire, adiaril, gel…) je prends mes chaussures à la main pour courir plus facilement vers mon vélo. Vu que beaucoup sont déjà partis, j’ai plus de facilité à le repérer. Camilo me passe au début de la promenade des anglais, me dit de suivre à distance mais il va trop vite pour moi…Je me cale sur un rythme (135/138 pulsations), je sais que le vélo sera compliqué. Il s’agit pour moi de ne pas trop m’entamer pour le marathon. La côte de la Condamine approche, et Philippe m’a déjà rattrapé. Il va se régaler…Je passe la côte tout à gauche bien sûr, on est encore très nombreux. Le risque de chute (un comble en côte) n’est pas loin. Certains sont déjà à pied !!
Les kilomètres qui nous séparent du col de l’ècre ne sont pas aussi délicats à passer que je l’imaginais, c’est plutôt roulant. Dans la descente qui nous emmène au pied du col, Cyrille et Yves tels des fusées me dépassent, Yves me félicite pour mon temps en natation. Ouais, c’est sympa mais je perd ensuite toute mon avance en vélo . Cela me met un petit coup sur la tête de les voir aussi tôt dans le parcours vélo, mais bon…je me concentre sur ma course à moi sans me préoccuper des autres. Au pied du col de l’ècre, je remonte sur Vincent qui semble avoir des problèmes physiques (mal de ventre), j’arrive à sa hauteur et l’encourage, et cela fonctionne puisqu’ il reprend sa marche en avant, me dépasse et part seul dans le col. Dès que la route s’élève un peu plus, je m’aperçois d’un problème avec le passage de certaines vitesses, que je n’arrive pas à stabiliser…Petit coup de stress en espérant que mon « btwin » m’emmène à bon port….je monte les parties les plus raides du col tout à gauche (merci quand même le triple plateau ). Je perds un bidon au milieu du col, pas question de faire sans, le prochain ravito est encore loin, et la chaleur commence à faire son œuvre. Je descends donc de vélo le récupérer…mais on n’est pas au tour de France, et il n’y a personne pour vous aider à vous relancer, et ce n’est pas si simple en montée 
La suite du col se passe sans encombre, je pense à bien m’hydrater, à m’asperger régulièrement d’eau (oui c’est mieux que le coca pour ça) je refais le plein de bidons au ravito situé à 3/4 km du sommet, et prends 10 minutes (je sais c’est beaucoup) au sommet pour récupérer mon ravito perso, je verse des adiarils directement dans les bidons encore pleins, un peu de salé à manger …et me voici reparti ! Je repense au triathlète souffrant d’un coup de chaud et secouru par la croix rouge au sommet, et me dis que « pour l’instant, tout va bien » !!
Au bout de 100 km, mes pieds commencent à chauffer, peut-être aurai-je dû mettre des chaussettes. Cela me fait vraiment mal par moment, c’est con, les cuisses vont bien ! Je verse continuellement de l’eau dessus, cela me soulage un peu. Le col de Saint Pons me parait une éternité à franchir, un début de lassitude s’installe…très vite effacée avec la descente vers Nice qui approche, le plus dur est derrière moi. Reste à assurer la dernière partie du parcours sans trop en faire, surtout avec ce petit vent de face pendant 15/20 bornes.
L’aéroport de Nice est en vue, j’arrive sur la promenade des anglais, et croise des VMT dans leur marathon. Les traits sont tirés, cela semble dur pour beaucoup. Je vais être bientôt fixé sur mon état de fraîcheur et ma capacité à courir ce marathon. C’est la grosse inconnue ! Je n’ai pas fait de sortie course à pied au delà d’une 1h30 durant les entraînements. Et là je vais devoir courir pendant près de 5h, voire plus, gloups !! Nouvelle transition : 13’ une nouvelle fois, je suis régulier, comme quoi l’entrainement ça paie 
Et me voilà sur le bitume de la promenade des anglais, y a une ambiance de folie à l’arrivée, musique techno à fond…ça motive !!
Je croise les copains du VMT un par un, Gilles marche, Camilo aussi. Je les encourage, mais ils semblent dans leur bulle, pas sûr qu’ils m’entendent vraiment… ça se confirme, le marathon sera dur, compliqué à gérer sous la chaleur…Je pars lentement, et n’oublies pas à chaque ravito de passer sous les douches pour me rafraichir, de verser un sachet d’adiaril dans un verre d’eau, prendre un gel ou une banane ou un quartier d’orange selon l’envie, un peu de coca aussi…
Je me sens de mieux en mieux, je ne souffre pas trop de la chaleur. Pas de problème gastrique non plus. Je gère toute ma course au cardio, jamais plus de 145 pulsations….Je passe le semi en 2h14. Je suis dans mes temps, pourvu que cela tienne… A chaque passage devant l’arrivée, je suis re-boosté par l’ambiance qui règne…Il y a du monde partout, le speaker fait son show…La musique est top avec un max de décibels, j’en ai des frissons. Je suis en train de courir l’IM de Nice, c’est géant, et limite si je n’ai pas les larmes aux yeux, beaucoup d’émotion…mais la course n’est pas finie, il faut finir le job ! Je croise Yves et Cyrille à chaque tour, petit à petit je reviens sur Cyrille mais l’écart est trop grand pour le combler. Les sensations sont encore bonnes jusqu’au 30ième kilomètre, mais peu à peu la fatigue s’installe, les jambes se font de plus en plus dures. Peu importe, le moral est là, et je suis certain d’aller jusqu’au bout maintenant…Je prends mon dernier chouchou, Olivier arrivé depuis longtemps m’encourage….Allez encore un effort ou deux…Les foulées se font de plus en plus courtes et rasantes. Je finis par marcher un peu au retour de l’aéroport….Je zappe les derniers ravitos, je ne peux plus rien ingurgiter. Soudain, me prends l’envie de vomir, alors que jusque là mes intestins m’avaient laissé tranquille…A l’approche de l’arrivée, je me remets à courir, ça y est je franchis la finishline, je croise Hervé qui me crie « Finisher »…Je tape les mains des spectateurs présents, il y a encore beaucoup de monde, dans l’euphorie je perds mes lunettes de soleil…Le speaker cite mon prénom, c’est une joie intense !!! Je passe sous l’arche en 13h54. Voilà un objectif personnel réussi avec la joie d’avoir pu profiter de chaque instant, c’était là l’essentiel pour moi. Quelle aventure !!! A quand le prochain IM (histoire de s’améliorer dans les transitions )

Un grand merci à vous tous pour vos conseils, votre camaraderie et vos encouragements. A special thanks to my « BTWIN »!!!

Natation : 1h18
Vélo : 7h18
Marathon : 4h48


 


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