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25/03/2010

Ecotrail de Paris : Le récit de Jérome

posté à 11h59 dans "Résultats"

Merci à Jérome pour ce long et magnifique récit.

L'avant course:
Départ de la maison à 8h15 (il tombe des cordes...) pour récupérer les 2 potes Sarthois à Herblay (David et Xav) et se rendre au retrait des dossards. Nous nous garons au Trocadéro (sur ce que je crois être une place de parking), la récup des dossards se fait rapidement, on y retrouve notre équipière du Raid28 (Maryline du Mans aussi, qui s'est levée à 5h pour prendre le train). Puis nous retournons à la voiture pour nous équiper.
Fins prêts, direction le RER mais la serveuse de la brasserie d'en face (que je soupçonne d'avoir assisté a notre strip-tease) m'interpelle et me conseille de ne pas rester ici sous peine de fourrière, ha pas cool, il est 10h20 et le dernier RER est à 10h45..
Nous voila donc reparti à la recherche d'une place, Nous trouvons le "précieux sésame" 20' plus tard, un rapide créneau et direction le RER a bonne allure. Mais a mi-chemin, j'ai un flash : j'ai oublié ma bouf, mon ravito solide, j'hésite à faire demi tour, pas le temps; Allons prendre le RER qui est en faite déjà parti et c'est celui de 11h07 que l'on prendra en espérant que l'orga a prévu beaucoup de retardataires et qu'une navette nous attend à la gare. Ouf ce fut le cas, et sommes sur place à temps mais rien à manger sur place (il est 12h et je comptais bien sur un petit truc à avaler :j'ai donc rien mangé depuis 7h et 4 gels en poche, ça craint ). Nous retrouvons Seb, un autre équipier du Raid28 (qui peine a ajuster ses Boosters) pour une rapide pose photo.


A 5' du départ, un dernier pipi me fait perdre les potes de vue et c'est seul que je prends le départ en fin de peloton (je déteste, je n’aurais pas du).

La course:
Le prologue : Le départ est donné dans un champs bien gras (2ème boulette de ma part : j'ai pris l'option chaussures de route), ça démarre très doucement donc, ça bouchonne même, je m'énerve a slalomer, éviter les trous ...Au bout d'une vingtaine de minutes, je m'aperçois que je n'ai plus de chrono (moi qui mets toujours le timer pour ne pas oublier de boire, je cumule...).

Le peloton reste assez très compact, trop à mon goût (pourtant les allées forestières sont larges) : je double à tout va au moindre dénivelé.
Le premier ravitaillement arrive au bout de 21 Km et après 1H55 de course (suis 321ème).
Enfin, j'ai un repère "temporel", je suis perdu sans montre et j'ai peur de mal m'hydrater (il fait chaud, plus l'habitude de transpirer autant). J'avale un gel et fais le plein d'eau car le prochain ravito est dans 32 Km.
Le Trail commence : Sitôt le ravitaillement quitté, nous attaquons une belle bosse et ça ne fera que monter et descendre pendant 30 bornes et ça glisse (je regrette vraiment mes chaussures de trail), je patine

A ma surprise, je retrouve Vanessa (la femme de Fred un pote du club de Tri) qui est en mode rando sans montre aussi. Ca fait du bien de discuter un peu après 3h d'effort, nous allons faire un bout de chemin ensemble.
C'est avec le soleil que j'arrive au Domaine de l'Observatoire de Meudon (une super vue panoramique), au pointage du 47 ème Km (suis 167ème , 4h38 de course). Heureusement le 2ème ravito n'est pas loin (ça fait faim et n'ai plus qu'un gel ), les cuisses commencent à bien "chauffer" et je me rends bien compte que j'ai peut-être un peu trop "envoyé" dans les descentes...
Ouf, j'entends au loin les bips des puces, euphorique pendant un instant (très court) comme si c'était la fin de la course et rapidement tu te dis merde « encore 30 bornes ». Je fais un festin a ce ravito (soupe, pain, compote....), et ça fait du bien de voir du monde et des animations sympas. J'en profite pour mettre un tee-shirt supplémentaire et vider mes chaussures.
La pause dure une bonne dizaine de minutes (53 Km, je suis 169ème, 5h27 de course).
C'est reparti en marchant pour digérer un peu, puis une belle bosse: les jambes répondent encore mais plus pour longtemps ; ‘Allez’, dans 10 Km, le prochain ravito. Le peloton est de plus en plus étiré je me sens seul d'un coup, les première gouttes commencent a tomber ainsi que la nuit.
Enfin, j'aperçois une borne lumineuse au loin, un dernier long chemin sableux, enfin, j'arrive au Haras de Jardy : 63ème Km (suis 146ème, 7h02 de course). J'y retrouve Vanessa qui était 2' derrière en fait .Là ça va plus : j'ai envie de vomir et baille a m'en décrocher la mâchoire, j'avale 2 cafés et m'équipe pour affronter la nuit, la pluie et les derniers Km.
Nous repartons ensemble avec du monde sur nos talons (ont-ils peur dans l'obscurité)
Vanessa mène le train et je m'accroche tant bien que mal (très mal ), je passe en fin de peloton et décroche lentement pour retrouver ce petit monde au ravitaillement suivant dans le Parc de St Cloud. C'est le dernier avec la Tour Eiffel en « fond d'écran » qui semble si proche.et tellement loin (70 Km , je suis 179ème, 7h50 de course).

L’épilogue :
Ça devient anecdotique : la tête veut avancer mais les jambes ont de plus en plus de mal à suivre (je suis cuit de ‘chez cuit’ (j'ai pris un gel coup de bambou mais certainement pas un coup de fouet).Je repars avec Vanessa mais dès la sortie du Parc, la passerelle pour rejoindre les quais de Seine m'est fatale et décide de finir en marchant. C'est le déluge, nous sommes coincés entre les péniches et les voitures, ces derniers Km sont interminables (les bords de Seine à certains endroits.. c'est vraiment glauque).

Quelques gars en me doublant (il y en a eu une bonne vingtaine) m'entraînent dans leur foulée. L'arrivée est toute proche (on a du m'annoncer : c'est le dernièr Km au moins 3 fois). Un passage sous le chapiteau avec lumière dans les yeux, sono et applaudissements. Je ne sais pas trop ce qui m'arrive : Bizarre comme sensation. A la sortie un chemin, deux barrières nous dirigent vers le pied de la Tour Eiffel et son escalier : J'attaque les marches 2 par 2, ça crampe de partout, je termine mon ascension en tirant tout ce que je peux sur la rambarde. Ouf ! C'est l'arrivée ! Re projecteur et flash dans les yeux. il est 21h43, 9H13’ de course.


L'après course :
un verre de coca, le maillot de « Finisher » enfilé, je profite du monte charge du personnel pour redescendre (le p'tit joueur). Je m'installe sous le chapiteau avec mon plateau repas (mais rien ne me dit, pourtant il y a de quoi faire) et j'attends patiemment les potes qui font une course d'équipe sans objectif chronométrique. J'assiste donc aux podiums, le temps passe, au bout de 2h, j'appelle David qui m'annonce être à 500m mais c'est 10 minutes plus tard que la « pink team » arrive (3 gars avec des maillots roses.. ça se remarque), Ca fait plaisir de les voir heureux d'en finir.

 


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