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16/12/2009

Jolie perf de Pascal sur le tracé de l'Origole

posté à 08h03 dans "Résultats"

Cette année, ils étaient moins de 40% à terminer ce trail qui se déroule en région parisienne, trois VMT étaient au départ, seulement un terminera. Voici son récit :

Nous arrivons, mon collègue Renaud et moi vers 20 heures au gymnase du Perray en Yvelines car cette petite plaisanterie se déroule de nuit. Olivier est déjà là, nous faisons vérifier nos sacs et notre matériel et récupérons nos dossards. L'ambiance est calme, on se croirait dans un parc de transition d'ironman au petit matin avec les concurrents préparant les enchaînements, car la particularité de l'épreuve est de se dérouler, ou sur une boucle pour le petit trail, ou sur 3 boucles différentes pour le grand avec passage au gymnase à la fin de chaque boucle. Konrad arrive enfin...

21h50 nous nous dirigeons vers le départ se situant devant la mairie, il fait doux, 22h00 et c’est parti pour les 30 premiers kilomètres avec 630m de d+. Je me cale à 140 au cardio sans m’occuper des autres, 2 kilomètres et nous rentrons dans la foret de Rambouillet bien humide. J’ai déjà perdu Renaud, je l’attends, puis nous courrons ensemble. Les difficultés commencent, pas facile de courir à 2 et je me retrouve seul de nouveau, enfin pas vraiment seul car il y a beaucoup de monde sur cette boucle. Passage au Menuls au quinzième kilomètre, j’attends de nouveau une dizaine de minutes mon collègue et c’est le retour vers Le Perray en alternant montées, descentes et bourbiers où je me fais surprendre par l’un d’entre eux jusqu’aux genoux. Désagréable de courir avec autant de boue à l’intérieur qu’à l’extérieur des chaussures ainsi que sur la moitié des jambes. La fin de la boucle approche, nous sortons des bois pour une traversée des champs, vent de face, sur 2 kilomètres. Le Perray, le gymnase, déjà 3h37 de course, transition.

Olivier est déjà là, depuis 5 minutes, il n’a pas l’air très frais, je me dirige à l’endroit ou j’ai déposé mes affaires, mes chaussures me font mal aux pieds, une demi-pointure en ma défaveur, pourtant elles m’allaient bien dans le magasin, je ne veux pas y regarder de plus près alors je les retire juste, les vide, gratte la boue des chaussettes et les remets, je change mon tee-shirt, remplissage de la poche à eau, pour l’instant aucune erreur d’alimentation juste un peu mal à l‘estomac à la fin de la boucle. Je passe au ravitaillement qui est copieux et varié, un peu de salé ça change!!! Renaud est arrivé, il fait sa transition, nous le bousculons un peu car cela fait une vingtaine de minutes que nous sommes au gymnase, à Zurich certains m’auraient demandé si j’avais pris une douche!!! Nous émargeons aux alentours de la 70éme place et c’est reparti.

Le départ pour les 24 kilomètres suivants avec 1100m de d+ est tranquille, car les 5 premiers sont tout plats, je me recale sur 140 au cardio, prends la tête du groupe, personne ne parle. Aux premières difficultés, je garde le même rythme en marchant dans les montées, courant dans les descentes et cela n’arrête pas pendant plus d’une quinzaine de kilomètres. Quelques chutes, des glissades, la lecture du terrain est difficile, la nuit est sombre et les rochers glissants. Olivier et Renaud ont disparu, d’ailleurs je ne vois quasiment plus personne si ce n’est quelques bénévoles lors des traversées de routes. Malgré tout je trouve la boucle assez courte car elle n’est pas monotone, retour sur Le Perray après 3h53m, il est presque 6h00 du matin, je pousse la porte du gymnase, il y fait bon...

Re-nettoyage chaussures, chaussettes, remettre les chaussures me provoque des crampes dans les pieds, oupsss!!!, tee-shirt, poche à eau, je prends un morceau de gâteau sport, déjà 12 minutes que je suis là, zut, je signe la feuille, 35éme, et je repars en mangeant pour les 20 derniers kilomètres avec dans les jambes presque 8h de course.

Jusque là le balisage je le trouvais parfait, mais maintenant avec la fatigue ce n’est plus la même chose et cela ne va pas s’arranger au fil des kilomètres. Je suis vraiment seul, j’ai souvent l’impression que les chemins ont été tracés à la machette. Le jour se levant, les bandes réfléchissantes le sont beaucoup moins et je me retrouve même au milieu d’un « camp de Roumains » au milieu de la forêt attiré comme un insecte par un gilet de sécurité, (on me dira par la suite que c’était des scouts, ils sont malades ceux la!!!). Je retrouve à chaque fois mon chemin mais c’est de plus en plus difficile. Le terrain est extrêmement lourd, j’ai de la boue jusqu’aux chevilles au moins 60% du temps, c’est peut-être bon pour la peau mais inconfortable. Je me demande souvent dans quel cerveau dérangé a pu naître un parcours pareil, nous faire traverser une rivière soit, mais nous la faire retraverser 200 mètres
Après faut vraiment pas aimer le genre humain, d’ailleurs je me loupe et en bon triathlète je prends un bon bain, c’est froid, j’en sors et 200 mètres plus loin rebelote, là non, au loin je vois un pont et vais le traverser à pieds secs. Je continue et de nouveau plus rien, j’ai beau chercher je ne trouve pas, 2 autres coureurs arrivent et à trois c’est plus facile pour trouver et c’est reparti mais le rythme s’accélère car l’arrivée est proche, nous sommes à 12-13km/h un des gars craque, l’autre accélère encore, je commence à avoir des étoiles dans les yeux, c’est l’effet de noel ? Non, je me suis mal alimenté sur cette boucle, déconcentration, je le laisse partir, de toutes manière nous entrons au Perray. Je pousse quelques instants plus tard pour une dernière fois la porte du gymnase après 10h41m de course pour 75 kilomètres et il est presque 9h du matin, c’est fini. Je termine 29éme .

Je regarde ou nous avions laissé nos affaires je ne vois ni Olivier ni Renaud, je me dis qu’ils sont partis sur la dernière boucle, je m’avance mais non ils sont là couchés par terre en train de dormir je suis déçu pour eux.

Après une bonne douche et un petit déjeuner c’est le retour. Dans un sens le bilan est positif, j’y allais pour prendre 2 points pour le mont blanc, ça c’est fait, mais j’aurais bien aimé que nous repartions tous avec le même bilan, ce n’est que partie remise. Le total des finishers est inférieur à 40% surprenant pour une course en région parisienne, mais quand on est sur place cela l’est beaucoup moins.

Et konrad me direz-vous? Mis hors course à la fin de la première boucle, lui qui nous avait fait les 100 kilomètres de Millau les doigts dans le nez, quand je vous dis que c’était dur.

Pascal C.

 


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